Quelle que soit la taille de l’entreprise et du secteur d’activité, la langue anglaise s’est imposée au sein des équipes des directions financières. Si les anglicismes sont parfois perçus comme un gage de professionnalisme par ceux qui les emploient, les fonctions finances sont loin d’être toujours bilingues. Tout dépend de l’internationalisation de l’entreprise et de sa taille.
L’anglais est aujourd’hui la langue officielle de la finance d’investissement. Quel que soit le pays depuis lequel il opère, un opérateur de marché passe ses ordres en langue anglaise. Une convention internationale qui implique à chaque financier de maîtriser les rudiments de l’anglais. Il doit être à même de comprendre et d’échanger des informations rapidement. En finance d’entreprise, la maîtrise de l’anglais n’est pas fondamentale, à conditions toutefois de ne pas souhaiter faire carrière au sein d’un grand groupe international.
Un niveau de base présupposé
« En finance, certains termes sont aujourd’hui entrés dans le langage courant des collaborateurs et ceci quel que soit leur niveau d’anglais. Au sein des directions financières, tous les experts savent ce que signifie cash-flow ou cut-off. Par ailleurs, les candidats bac + 2 à bac + 5 possèdent tous des notions d’anglais, ne serait-ce que par leur cursus scolaire et universitaire », explique Stéphanie Foti, directrice associée du cabinet de conseil en recrutements et gestion de ressources humaines ID Search. Si ce niveau basique est présupposé, tous les recruteurs ne demandent pas aux candidats un bon niveau d’anglais. « Il faut bien avoir à l’esprit que la maîtrise de l’anglais va nécessiter de réévaluer le salaire. Aussi, au sein des PME de tailles moyennes qui n’ont aucun rapport avec l’international, les annonces de postes de comptabilité générale ou encore de comptabilité fournisseurs ne font pas mention d’une maîtrise de l’anglais », poursuit...