Fortement dépendantes des évolutions législatives en matière fiscale, les missions des directeurs de la fiscalité en entreprise sont en constante évolution. Une situation qui contribue à l’attractivité d’un métier de plus en plus financiarisé : les responsables de la fiscalité, souvent rattachés, auparavant, aux directions juridiques, sont désormais liés aux directions financières, auprès desquelles ils doivent justifier l’impact de leurs décisions sur les sorties de cash.
Plus que jamais, les responsables fiscaux en entreprises sont sous les feux de la rampe. Une mise en lumière portée par l’actualité du moment et en particulier par la politique douanière de l’administration Trump ou encore par la mise en place prochaine du volet « e-reporting » de la réforme sur la facturation électronique. « L’attractivité de notre métier repose d’ailleurs notamment sur la diversité des missions qui peuvent nous être proposées mais aussi par son évolution permanente, au gré notamment des réglementations ou des lois de finance », souligne Allison Souanef, directrice fiscalité chez Vestiaire Collective et adhérente de l’A3F.
Face à une fiscalité qui en France évolue en permanence, le directeur fiscal intervient comme gardien du temple des règles de gestion fiscale. Il lui revient également de recommander les meilleures options qui s’offrent à l’entreprise pour optimiser sa fiscalité en fonction de sa situation financière et de ses besoins, sans pour autant commettre de manquement par rapport à la législation, ce qui pourrait occasionner un redressement fiscal. « Notre rôle principal consiste notamment à déterminer la juste charge d’impôt de notre organisation et à veiller aux bonnes connaissances des règles fiscales, explique Marie Egloff, directrice fiscale groupe de Worldline et adhérente de l’A3F. Par exemple chez Worldline, j’ai notamment pour mission de sensibiliser les équipes R&D sur les dispositifs fiscaux comme le crédit impôt recherche. Il nous...