Alors qu’il est parfois mal perçu dans les entreprises, le réseautage en interne est essentiel pour les fonctions financières. Connaître les différents membres d’une organisation et identifier leur rôle permet à la fois de faire remonter les informations importantes, mais également de surmonter les difficultés avec beaucoup plus d’agilité, tout en favorisant l’évolution professionnelle.
Comme Janus, le networking interne a deux visages. Certains y voient une pratique réservée aux plus carriéristes des employés qui cherchent à se placer, pratique qui témoignerait d’une ambition personnelle démesurée. Pour d’autres, la création d’un réseau interne recèle de nombreux avantages, comme la possibilité de fluidifier les relations entre les différents services de l’entreprise, grâce à une meilleure connaissance de chacun et de ses activités.
Mais comment faire du networking interne un atout pour les financiers, de sorte qu’il profite aussi bien à la société ainsi qu’aux membres de la direction financière ? Y a-t-il une recette pour bien réseauter et quels sont les bénéfices que peut en tirer l’entreprise ? Il faut d’abord s’accorder sur ce qu’est le réseautage interne.
« Le networking consiste à créer, développer et entretenir un réseau de connaissances, que celles-ci soient privées ou professionnelles, au sein de son groupe ou à l’extérieur », selon Maxime Maeght, associé de Henson Networking Advisory. Si on parle de networking interne, ce réseau se cantonne donc aux salariés de l’entreprise. « Le réseautage interne doit également s’envisager comme le fait de se rendre utile aux autres : je donne avant de recevoir, et les bénéfices que je vais en tirer s’apprécient sur le temps long », précise Guillaume Rabel-Suquet, DRH du groupe Arc International. « L’erreur serait de se mettre à réseauter frénétiquement pour appuyer une demande de mobilité interne par exemple, en espérant obtenir des résultats à court terme », prévient Maxime Maeght.