Spécialisés dans la modélisation et la gestion des risques économiques, financiers, assurantiels et sociaux, les actuaires sont très recherchés par les institutions financières et les cabinets de conseil. Entretenue par la crise sanitaire, la pénurie de candidats permet aux professionnels de bénéficier de perspectives d’évolution attractives, notamment sur le plan salarial.
Pour les actuaires en quête d’un nouveau poste, l’année 2021 démarre sous les meilleurs auspices. Au cours des dernières semaines, les offres d’emploi les concernant ont en effet fleuri, émanant tant de grandes institutions financières (BNP Paribas, HSBC, Aviva France, Groupama…) que de cabinets (EY, Aprecialis, etc.), voire d’institutions publiques (Banque de France par exemple). Une situation qui ne surprend guère les intéressés. «Notre profession est en tension et nous avons très peu d’adhérents en recherche d’emploi», témoigne Laurent Griveau, directeur de la Maison des actuaires, qui regroupe notamment l’Institut des actuaires et l’Institut du risk management, sa filiale dédiée à la formation. Ce constat est partagé par les sociétés de conseil spécialisées dans l’actuariat. «Le recrutement d’actuaires est traditionnellement compliqué en raison du manque de candidats par rapport à la demande des entreprises, confirme David Fitouchi, associé du cabinet Actuelia. Le marché est tellement sous tension que même les candidats issus d’écoles qui ne sont pas reconnues par l’Institut des actuaires trouvent un poste.» Et même si la crise sanitaire a contraint de nombreuses entreprises à geler, voire abandonner, leurs projets d’embauche, le métier d’actuaire semble totalement épargné. «Nous avons embauché cinq actuaires depuis le début de la crise actuelle», ajoute David Fitouchi.
Des missions diversifiées
La quête de ce type d’experts tient à l’importance de leurs missions pour les recruteurs. C’est le cas...