Sur un marché de l’emploi globalement moins porteur, mais qui reste en leur faveur, les consolideurs voient leur métier évoluer en raison de l’arrivée de nouvelles réglementations et de la digitalisation de la fonction.
Les études sont unanimes : le métier de consolideur demeure en tension. Les consolideurs caracolent même en tête des « jobs en or de la rentrée 2025 » de Robert Half. « Il n’y a pas actuellement plus ou moins de postes que d’habitude à pourvoir, nuance Alexandra Maubert Proniewski, présidente d’Alex Nicols. En revanche, les candidats disponibles sont toujours aussi rares, ce qui rend leur recrutement plus compliqué. » Pour trouver un candidat, les entreprises n’ont aujourd’hui souvent d’autre choix que de se tourner vers un cabinet de recrutement. « La démarche est toujours longue, car les consolideurs sont souvent en poste. Même les profils très juniors sont difficiles à trouver », constate ainsi Alain Ghersi, directeur consolidation du groupe La Poste et co-leader du groupe Club consolidation et reporting au sein de l’Association des professionnels et directeurs comptabilité et gestion (APDC). D’autant plus que jusqu’à récemment, les grands principes de la consolidation ne faisaient l’objet que de quelques heures de cours dispensés par exemple dans les formations en master en finance d’entreprise, en comptabilité ou en contrôle de gestion. « Pendant ma formation en école de commerce orientée comptabilité et audit, je n’avais que 10 heures de cours par an en consolidation, se souvient Mylène Lagarde, responsable consolidation de Fives et adhérente de l’APDC. Nous constatons néanmoins aujourd’hui une prise d...