De tailles et d’organisations variables, les family offices attirent en leur sein des profils très différents, de l’ancien consultant en transaction services à l’ex-dirigeant de société, en passant par des candidats issus de la banque d’affaires. Au-delà des investissements financiers, il s’agit pour ces professionnels de représenter les intérêts de la famille et de l’épauler sur les sujets de gouvernance.
Leur nom demeure moins connu que celui de leur propriétaire. Qui a en tête qu’Artémis est la société patrimoniale fondée par François Pinault ou que Téthys est celle de la famille Bettencourt-Meyers ? Si les family offices sont, depuis quelques années, un peu sortis du bois, ils continuent d’entretenir un certain art de la discrétion. Il est d’autant plus difficile de connaître leur fonctionnement que chacun d’entre eux possède ses spécificités. « Nous avons usage de dire qu’à l’image des familles représentées, chaque family office est unique », résume Charles-Henri Bujard, en charge du family office de la famille actionnaire du groupe de protection sociale Henner et président de l’Association française du family office (Affo). Ces structures revêtent en effet des organisations de nature et de taille très variables ; d’une personne seule, ou épaulée d’un ou deux collaborateurs, à une véritable société d’investissement employant plusieurs dizaines de personnes à l’image de la structure de la famille Mulliez, Creadev (35 collaborateurs), ou de Dentressangle (75 personnes). Ces investisseurs, pas tout à fait comme les autres, peuvent néanmoins se classer en deux catégories : celle des « singles » et celle des « multis » selon qu’ils servent les intérêts d’une ou de plusieurs familles à l’image d’Agami ou d’Herest.
Des créations de structure
De nouveaux family offices continuent d’ailleurs de voir le jour, créant de ce fait de nouvelles opportunités d’emploi. C’est le cas, par exemple, d’Aurae, créé fin...