Longtemps gérées directement par les associés, les relations investisseurs se sont professionnalisées, portées par le poids croissant de la réglementation et la nécessité de mieux répondre aux demandes des souscripteurs. La récente ouverture du private equity au retail conduit également à recruter de nouveaux profils dédiés aux clients privés.
Son rôle est central et pourtant encore assez méconnu. Le responsable des relations investisseurs, en charge notamment de la levée de fonds, a pris toute sa place dans le secteur du private equity. Rares sont désormais les sociétés de gestion à ne pas s’appuyer sur ce professionnel. Soutenant plus de 200 sociétés de gestion partenaires via son activité Fonds de fonds, Bpifrance est aux premières loges pour observer cette évolution. « Nous avons commencé à voir une professionnalisation des relations investisseurs il y a un peu moins de dix ans, note Jean-Eudes Leleu, directeur d’investissement senior au sein de la direction Fonds de fonds de la banque publique. Depuis lors, cette fonction n’a cessé de prendre de l’ampleur. Aujourd’hui, nous voyons même des sociétés de gestion qui, dès leur création, recrutent un responsable des relations investisseurs. » Ce constat est partagé par les chasseurs de têtes, qui voient de petites structures se doter d’une telle fonction. « Les relations investisseurs se sont nettement professionnalisées ces dernières années, y compris au sein des petites et moyennes structures qui ont commencé à créer des postes dédiés assez récemment », souligne Karine Favreau, associée au sein du cabinet de chasseurs de têtes Fed Finance.
Longtemps, cette fonction a en effet été assurée par un ou plusieurs associés, avec l’appui du middle-office pour la réalisation des documentations et reporting. Mais la hausse des actifs sous gestion et la tendance pour les...