Face aux contraintes de distanciation imposées depuis le début de la crise sanitaire, les recruteurs ont repensé leurs processus et se sont largement appuyés sur les nouvelles technologies pour poursuivre leurs embauches dans le domaine de la finance. Une tendance qui pourrait perdurer selon les spécialistes.
Entre la nécessité de réduire leurs coûts et le manque de visibilité quant aux perspectives de rebond de leur activité à court et moyen termes, de nombreuses entreprises ont été contraintes, dès le début de la crise sanitaire, de suspendre leurs projets de recrutement. Comme le signalait Michael Page au moment de la mise en place du confinement, cette tendance ne concerne toutefois pas l’ensemble des métiers. D’après le cabinet, les «profils financiers, notamment pour les entreprises ayant les états financiers les plus complexes», continuent ainsi d’être très recherchés, tandis que de nombreux «postes spécialisés pour le secteur de la banque et des services financiers qui continue sa transformation» restent à pourvoir.
Un constat qui se vérifie par exemple chez Bpifrance. Pendant le confinement, près de 100 nouveaux collaborateurs ont été embauchés par la banque publique. «Depuis le début de la crise, nous n’avons pas modifié notre politique de recrutement», précise Déborah Penaud, responsable du développement RH et de la formation chez Bpifrance Investissement. Pour autant, l’institution financière, au même titre que les autres entreprises actives sur le front des recrutements, n’a pas eu d’autres choix que de s’adapter face au contexte sanitaire. L’occasion pour nombre d’entre elles de s’essayer à des méthodes d’embauche innovantes ou jusqu’alors peu répandues.
Davantage de candidats approchés
«Pour continuer d’accompagner les entreprises dans leurs processus de recrutement, nous leur avons très rapidement...