Alors que le marché de l’emploi dans la finance est sous tension depuis le début de la crise sanitaire, les entreprises revisitent leurs processus de recrutement pour mieux cibler et attirer les candidats. Une démarche qui passe notamment par le recours systématique aux prestataires externes pour le recrutement de profils expérimentés mais aussi par la sollicitation de réseaux professionnels, écoles et universités.
En dépit des incertitudes économiques actuelles, les recrutements dans la finance battent leur plein. Selon la mise à jour du Guide des salaires 2022 de Robert Half, publiée en mai, 81 % des directeurs financiers prévoient des recrutements en CDI dans l’année à venir et 29 % anticipent la création de nouveaux postes. « Les besoins en compétences apparaissent clairement comme prioritaires auprès des directeurs financiers français, souligne Aurélien Boucly, directeur chez Robert Half. Les cinq premiers challenges de recrutement identifiés sont en effet tous liés à un enjeu d’attraction ou de rétention des collaborateurs qualifiés » . L’enjeu est d’autant plus important que la période post-crise sanitaire a mis le marché sous pression.
Déjà avant la crise, certains métiers de la finance se trouvaient sous tension. C’était par exemple le cas pour les contrôleurs de gestion, les responsables comptabilité ou les responsables consolidation. Avec la Covid, d’autres métiers sont désormais touchés. « La trésorerie est un métier de crise, témoigne ainsi Franz Zurenger, directeur de la trésorerie et du crédit d’Interparfums et administrateur de l’AFTE. De nombreux postes d’assistants de trésorerie ou de credit managers ont ainsi été créés pendant la période Covid. L’augmentation du volume des recrutements sur ces profils a siphonné le marché et les entreprises doivent désormais faire face à une pénurie de ces candidats. » D’autre part, avec la Covid, les règles de marché ont bougé. Cette...