Si les fonds continuent globalement de muscler leurs équipes d’investissement, leurs recrutements vont désormais bien au-delà de ce coeur de métier. Operating partners, experts ESG et directeurs des ressources humaines viennent grossir les effectifs.
Dans un contexte moins porteur, le private equity ne cesse pas de recruter. Mais il est difficile d’en donner une image homogène. Entre les différences selon les segments de marché et les écarts de performances entre les équipes, les réalités sont plurielles, tant sur le plan financier que sur celui des recrutements. Si les fonds large caps semblent faire preuve de prudence, ceux positionnés sur les small et mid-caps ainsi que les spécialistes de l’infrastructure sont toujours assez actifs. « Plusieurs sociétés de gestion ont bouclé de belles levées l’année dernière. Elles ont mécaniquement besoin de renforcer leurs équipes pour déployer les fonds », souligne Muriel Moreau, managing partner France du cabinet Heidrick & Struggles. L’argent collecté guide en effet les recrutements, tout comme l’arrivée de nouveaux acteurs. « Nous sommes encore assez sollicités, témoigne Jonathan Luyt, manager chez Robert Walters. D’une part, car les levées de fonds ont été importantes, et d’autre part, car il y a toujours des créations de sociétés de gestion et de family offices, ainsi que des investisseurs étrangers qui s’implantent en France. Nous travaillons d’ailleurs actuellement pour deux fonds préparant l’ouverture d’un bureau à Paris. »
Ces mouvements de marché alimentent un besoin régulier de professionnels de l’investissement, notamment sur les grades les plus juniors que sont les analystes et les chargés d’affaires. Et si auparavant, il fallait accumuler a minima quatre années...