Le marché des fonds de droit français termine le premier trimestre sur un gain d’encours de 60 milliards d’euros. Sur la période, la collecte s’est élevée à plus de 41 milliards d’euros.
En mars, le marché a bénéficié non seulement de l’effet performance mais aussi d’une collecte étoffée : 13,6 milliards d’euros, dont la moitié sur les fonds de trésorerie. En effet, la collecte sur le monétaire a été positive alors que, comme le souligne Six Financial Information, traditionnellement, les opérations comptables des trésoriers induisent d’importants flux sortants. La catégorie Trésorerie, qui regroupe les fonds les plus «longs», affiche 8,7 milliards d’euros de souscriptions nettes, comblant ainsi les rachats de février. En revanche, la catégorie Trésorerie court terme demeure en situation de décollecte.
Du côté des obligations, les flux de souscription s’intensifient. Selon Six Financial Information, la collecte du mois de mars a rassemblé 3,8 milliards d’euros de flux d’achats, portant à près de + 7,9 milliards d’euros le total des flux engrangés par la classe d’actifs sur le trimestre. Dans cette tendance, ce sont toujours les gestions de court terme et de très court terme du compartiment euro qui s’arrogent la part prépondérante des flux d’achats, avec 3,2 milliards d’euros supplémentaires en mars. Les investisseurs restent toujours à l’écart des autres segments de la courbe et commencent à délaisser les gestions Inflation qui enregistrent 130 millions d’euros de rachats. Sur les autres compartiments de fonds, Six Financial Information note la forte demande pour le crédit américain et, de manière plus générale, pour les fonds obligations USD (+ 750 millions d’euros). La demande pour le haut rendement rebondit en mars (+ 164 millions d’euros), pendant que celle en faveur de la dette émergente reste sur un niveau positif mais étroit (+ 40 millions d’euros).