2022 restera comme une terrible année pour la gestion diversifiée flexible avec une baisse des encours de 73 Md€, en grande partie due à la baisse de l’ensemble des classes d’actifs sur la période. De manière encore plus exceptionnelle, les performances dans l’absolu ont souvent été négatives, quel que soit le niveau de risque.
2023 a commencé sur une note prudente pour les investisseurs et les réseaux, avec une faible collecte sur les actifs risqués et une forte collecte sur le monétaire, le livret A et les fonds en euros. Dans ce contexte, les fonds diversifiés flexibles marquent le pas avec seulement 8 Md€ de flux sortants depuis le début de l’année. « La recherche de diversification est forte en 2023 et nous constatons de très bonnes collectes nettes sur des fonds flexibles qui ont bien résisté en 2022, proposés par Ruffer ou Lazard Frères Gestion, mais qui souvent ne profitent pas, après la dislocation des marchés, de la période actuelle de normalisation et de hausse des marchés. La collecte est également captée par des fonds qui ne sont pas trop gros pour rester agiles et flexibles et qui gardent un profil équilibré bien identifié dans cette catégorie (R-co Valor, Acatis Value Event, etc.). En revanche, à côté de ces bonnes collectes depuis le début de l’année, on note de vraies déceptions sur les blockbusters qui pèsent plusieurs milliards d’euros comme JPMorgan Global Income (− 700 M€ depuis le début de l’année et − 7 Md€ sur 3 ans), Nordea Stable Return (− 400 M€ et − 3 Md€) ou sur notre Carmignac Patrimoine national (− 300 M€ et − 3 Md€) », analyse Jean-François Bay, directeur général de Quantalys.
Paradoxalement, la contre-performance des classes d’actifs obligataires l’an dernier permet d’envisager 2023 de manière beaucoup plus sereine cette catégorie de fonds pour les grands réseaux de...