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Les directeurs financiers du secteur des télécommunications

Option Finance - 18 février 2013 - Morgane Remy

Télécommunications

Longtemps vanté pour ses marges confortables et la régularité de ses revenus, le secteur des télécoms a connu en 2012 une année particulièrement mouvementée avec l’arrivée de nouvelles offres qui ont tiré les prix vers le bas dans la téléphonie mobile. les directions financières ont dû s’adapter à cette nouvelle donne, en dégageant les ressources nécessaires pour investir et se démarquer de leurs concurrents.

Pour le secteur des télécoms, l’arrivée de Free dans la téléphonie mobile en janvier 2012 a fait l’effet d’une bombe. «Nous avions annoncé dès 2009 que nous souhaitions diviser par deux les prix du mobile en France, rappelle Thomas Reynaud, directeur général délégué d’Iliad, maison-mère de Free. Puis jusqu’au lancement le 10 janvier 2012, nous avons conservé un maximum de discretion sur nos intentions et notre politique commerciale.» Aucun opérateur n’avait alors envisagé que le nouvel entrant puisse proposer des forfaits à 2 et 19,99 euros – voire à 0 et 15,99 euros pour ses abonnées à Internet – tout en restant rentable. «Les prix de ces  forfaits ont véritablement tiré l’ensemble des tarifs vers le bas», témoigne Cécile Bienvenu-Luc, directeur administratif et financier de Virgin mobile, un opérateur «full MVNO», c’est-à-dire, qui possède son cœur de réseau télécom mais achète du trafic à prix de gros aux opérateurs qui en possèdent pour les revendre à ses clients. En effet, selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), le revenu des communications de téléphonie mobile a baissé, au troisième trimestre 2012, de 12,6 % sur un an. Or la téléphonie mobile ne représente rien de moins que la moitié des revenus globaux des opérateurs. En conséquence, les grands opérateurs historiques ont vu leur chiffre d’affaires diminuer sensiblement en 2012 (voir encadré), ce qui conduit leur direction financière à monter en puissance, afin de préserver au mieux la rentabilité d’entreprises habituées jusqu’alors à des marges dépassant parfois les 40 % !

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