Les marchés actions ont poursuivi leur ascension en 2013, toujours portés par les injections de liquidités, un mouvement de réallocation des flux des grands investisseurs internationaux et par des indicateurs macroéconomiques bien orientés dans les pays développés.
Le premier trimestre a été plutôt stable en termes de performance, mais le consensus table sur une poursuite de la hausse des marchés actions des pays développés en 2014 alors que les marchés émergents restent sous pression. Sur les trois premiers mois de l’année, la crise en Ukraine, la situation en Turquie ou au Venezuela et les interrogations liées à la Chine n’ont guère encouragé les investisseurs à revenir sur les marchés émergents qui restent, à quelques exceptions près, très décotés. A l’inverse, les marchés américains semblent aujourd’hui bien valorisés. En 2013, ils ont volé de record en record, le S&P 500 terminant l’année sur une spectaculaire hausse de près de 30 % (en dollar). Les anticipations de hausse des indices américains en 2014 sont très variables selon le scénario de croissance retenu et de nombreux allocataires d’actifs préfèrent adopter une position neutre sur ce marché jugeant les actions américaines désormais bien valorisées.
Pourtant, c’est aux Etats-Unis que les anticipations macroéconomiques sont les meilleures avec, en dépit d’un premier trimestre affecté par la rudesse de l’hiver, une prévision de croissance supérieure à 3 %. Si la FED pilote bien la fin du quantitative easing (les achats d’actifs sont passés de 75 milliards de dollars mensuels début janvier à 55 milliards en mars), les marchés pourraient encore monter de 8 à 10 % mais la poursuite de la hausse dépendra de la performance réelle des entreprises américaines.Les investisseurs réallouent progressivement leurs positions sur les marchés européens. Les tensions entre la Russie et l’Ukraine autour de la Crimée ont provoqué un coup de froid en mars mais elles ont été rapidement digérées. Au premier trimestre, les investisseurs ont continué à privilégier les actions des pays périphériques, l’Italie, le Portugal et la Grèce affichant les plus fortes hausses.
Quant au CAC 40, il a retrouvé ses niveaux de septembre 2008, avant la chute de Lehman Brothers. En France, les valeurs moyennes continuent de surperformer les grandes capitalisations boursières. Elles ont bénéficié d’un positionnement plus domestique ou européen de leurs activités et de l’attrait d’un nouveau produit d’épargne, le PEA PME.Après deux années de performance à deux chiffres, les marchés actions européens sont aujourd’hui bien valorisés. La poursuite de la hausse devra désormais reposer sur l’amélioration des profits des entreprises qui est, en général, plus importante en début de cycle de reprise économique. Les résultats des sociétés restent encore 30 % au-dessous du niveau de 2007.
Parole d'expert - Didier Bouvignies et Philippe Chaumel, associés-gérants chez Rothschild & Cie Gestion
Acteur reconnu sur la gestion actions zone euro, Rothschild & Cie Gestion développe une gestion de conviction basée sur l’analyse de la compréhension de la formation de la rentabilité des sociétés et de son évolution anticipée par le marché. Cette expertise totalisait, fin 2013, 3,6 milliards d’euros sous gestion, dont 770 millions sur le fonds phare R Conviction Euro.
Quelle est votre philosophie de gestion sur les actions de la zone euro ?
Nous développons une gestion de conviction, sans biais de style, permettant de profiter des inflexions du marché actions de la zone euro, et ce sur la base d’une analyse fondamentale approfondie. Notre approche, basée sur une vision de long terme, est plutôt contrariante afin de pouvoir saisir les opportunités de marché. Toutefois, nous ne recherchons pas systématiquement des idées à contre-courant du consensus. Notre objectif est de challenger la vision du marché sur une société sur la base d’éléments fondamentaux tangibles. Cette philosophie de gestion est déclinée dans notre fonds phare, R Conviction Euro, qui est éligible au PEA et concentré autour de 40 à 50 valeurs, mais également au sein de fonds dédiés.
Que recherchez-vous au travers de votre analyse fondamentale ?
Notre analyse fondamentale vise à comprendre l’origine de la rentabilité d’une entreprise et l’évolution anticipée par le marché. Nous challengeons cette vision en évaluant si les hypothèses de rentabilité implicite sont justifiées, surévaluées ou sous-évaluées. Nous devons, pour cela, analyser et comprendre le jeu concurrentiel autour de la société car c’est le nerf de la guerre pour anticiper l’évolution de ses marges. Nous analysons ensuite la convexité du titre afin de pouvoir réaliser des gains importants à moyen terme si le scénario escompté se matérialise et des pertes limitées dans le cas contraire. Nous intégrons dans cette analyse du rendement-risque des critères ESG sur la base d’une grille de notation développée en interne. Notre analyse fondamentale est donc très approfondie, et ce aussi bien sur nos fortes convictions que sur les dossiers sur lesquels nous ne souhaitons pas nous positionner.
Votre approche est-elle uniquement «bottom-up» ?
Notre analyse fondamentale des entreprises intègre une approche «top-down» afin de contrôler les biais macroéconomiques dans la construction de nos portefeuilles. Cette analyse du cycle économique et financier permet de vérifier si les choix de titres issus de l’approche bottom-up conduisent à des biais sectoriels cohérents avec notre vision de l’environnement économique et donc d’adapter le profil des valeurs en portefeuilles. Dans les périodes de marché où le risque est mal rémunéré, nous allons privilégier les titres défensifs, et inversement.
Quels sont les atouts de votre équipe de gestion ?
Notre expertise sur les actions de la zone euro est gérée par une équipe très expérimentée, reconnue et stable. Didier Bouvignies et Philippe Chaumel, les deux gérants principaux, ont près de 30 ans d’expérience sur les marchés financiers avec une double compétence sélectionneur de valeurs et allocataire d’actifs. Ils s’appuient, pour l’analyse fondamentale, sur une équipe de cinq analystes «buy-side», spécialisés par secteur, avec qui ils travaillent de manière collégiale.
Qu’en est-il des performances du fonds R Conviction Euro ?
A fin 2013, R Conviction Euro avait surperformé sur cinq ans son indice de référence de 33,8 %. La solidité de son process lui a donc permis de naviguer au mieux dans les différentes phases de marché de ces dernières années. En 2008, année de la chute de Lehman Brothers, R Conviction Euro a ainsi surperformé de 1 400 points de base le marché. En 2009, année de fort rebond des actions, sa surperformance a été de 760 points de base.
Quelles sont actuellement vos convictions sur les actions de la zone euro ?
Nous privilégions les sociétés en retournement ayant pris des mesures drastiques pour restaurer leur rentabilité. Même si ce type de valeurs a déjà fortement rebondi ces derniers mois, leur potentiel n’est pas épuisé. Les mesures structurelles de réduction des coûts et de recentrage génèrent désormais un fort levier opérationnel avec l’amélioration, même très modérée, de la conjoncture dans la zone euro. Nous restons également confiants sur les grandes banques françaises et italiennes dont les valorisations intègrent des retours sur fonds propres trop faibles. A l’inverse, nous sous-pondérons les valeurs de croissance ainsi que le secteur de la chimie où les marges, au plus haut historique, présentent des risques de pression à la baisse du fait des surcapacités sectorielles.
Communiqué
Parole d'expert - Andrew King, responsable de l’investissement actions européennes, et Damien Kohler, responsable gestion actions européennes small et midcaps de BNP Paribas Investment Partners
Avec 30 milliards d’euros sous gestion dans les actions européennes, BNPP IP est un acteur de tout premier plan. L’équipe a développé des processus de gestion spécifiques sur chaque segment de la cote, large et small caps. Une analyse fondamentale pointue précède la construction de portefeuilles qui affichent des performances régulières et des ratios de risque maîtrisés. Parvest Equity Best Selection Europe et Parvest Equity Europe Small Cap se distinguent particulièrement par leur excellent parcours.
Quelle est votre philosophie de gestion sur les actions européennes ?
Quel que soit le segment de la cote, il nous semble hasardeux de chercher à anticiper l’orientation des marchés, la rotation des secteurs ou toute autre grande variable macroéconomique. Nous pensons que c’est par la connaissance fine de la dynamique propre à chaque société qu’un gérant fondamental peut générer de la surperformance. Nous nous concentrons donc, aussi bien pour les grandes capitalisations que pour les petites et moyennes, sur la sélection des valeurs. Notre approche rigoureuse permet d’élaborer des portefeuilles sans biais de style et composés de sociétés dont la croissance est durable et supérieure à celle du marché. Cette philosophie nous permet aussi de générer des performances régulières, quelles que soient les phases de marché, tout en conservant des ratios de risque maîtrisés. Elle nous semble, enfin, particulièrement pertinente à l’heure où le rebond des résultats des entreprises européennes est devenu le principal catalyseur boursier.
Quelle approche différenciante développez-vous sur les grandes capitalisations ?
Nous sélectionnons des sociétés opérant dans des secteurs bien structurés où la concurrence est limitée. Ces sociétés sont mieux armées, grâce à un «pricing power» élevé, pour augmenter progressivement leur rentabilité, indépendamment des aléas du cycle économique. Dès lors, elles présentent de solides perspectives de résultats qui devraient à terme se traduire par des performances boursières supérieures. Cette expertise représente près de 10,5 milliards d’euros sous gestion, dont 2,5 milliards sur notre fonds phare Parvest Best Selection Europe et 1,1 milliard sur Parvest Best Selection Euro. Nos portefeuilles sont concentrés sur une cinquantaine de valeurs de conviction.
Quelles ressources cette expertise nécessite-t-elle ?
Analyser la structure de la concurrence pour chaque segment et anticiper son évolution à moyen-long terme demande une forte expertise et d’importantes ressources internes de recherche. Alors que l’indice MSCI Europe n’est composé que d’une dizaine de secteurs, notre approche nécessite de couvrir environ 800 «industries». Nous consacrons donc des ressources importantes à la recherche et à l’analyse. L’équipe «actions européennes large caps» est constituée de 12 professionnels très expérimentés, tous gérants et analystes, spécialisés par secteurs, basés à Londres et à Paris. Notre processus de décision repose sur une «revue d’équipe» et permet d’enrichir la réflexion par une analyse collégiale rigoureuse des cas d’investissement afin de fonder nos décisions.
Quelle est votre expertise sur les petites et moyennes valeurs européennes ?
L’équipe dédiée à cette classe d’actifs est composée de cinq gérants expérimentés basés à Paris. Dirigée par Damien Kohler, cette équipe gère quelque 3,5 milliards d’euros d’encours au travers notamment d’une gamme très complète de quatre fonds ouverts. Le fonds phare, Parvest Equity Europe Small Cap, a été lancé en 2007. Avec un encours de près de 1 milliard d’euros, c’est l’un des dix plus gros fonds de sa catégorie.
Quelle approche développez-vous sur ce segment ?
Nous recherchons des sociétés qui offrent une forte visibilité sur leurs perspectives de croissance à moyen terme soit parce qu’elles ont mis en place des mesures de restructuration et/ou de réduction des coûts drastiques, soit parce qu’elles sont positionnées sur des marchés en retournement. Nous nous assurons également que ces sociétés présentent des bilans financiers solides et qu’elles génèrent des cash-flows réguliers pour garantir la pérennité de leur croissance. Nous favorisons également les sociétés opérant sur des marchés fragmentés et bénéficiant d’une capacité à participer à leur consolidation. Une valorisation attractive sur le moyen terme, avec un potentiel d’appréciation d’au moins 20 %, est également un élément discriminant. Cela permet en effet de traverser plus facilement les phases de marché difficiles.
Communiqué
Parole d'expert - Cédric Chaboud, Directeur des Investissements et Président de la SPGP
Classe d’actifs à part entière, les introductions en Bourse «IPO» peuvent, dans le cadre d’une stratégie globale, apporter de la décorrélation au sein d’un portefeuille investi en actions internationales et constituer un puissant moteur de performance. Fort de cette conviction, la SPGP offre une sélection mondiale des meilleures «IPO» au sein de sa sicav spécialisée Skylar Origin.
Quels sont les atouts des IPO en tant que classe d’actifs ?
La mise sur le marché des titres d’une société via une introduction en Bourse est réalisée avec une décote comprise en moyenne entre 10 % et 15 % par rapport à ses comparables boursiers. Or, cette décote tend à se résorber rapidement par rapport à son secteur de référence et de façon quasi décorrélée. Les «IPO» offrent donc une dissymétrie positive de performances par rapport aux actions classiques. Elles permettent aussi de profiter, à partir de points bas de valorisation, d’une tendance porteuse à moyen terme, car il ne peut y avoir de mise sur le marché sans dynamique économique et boursière favorable. En adoptant une approche globale, cette classe d’actifs permet aussi de réaliser une allocation tactique mondiale en suivant le flux des introductions en Bourse.
Précisément, quelle est aujourd’hui la dynamique mondiale des IPO ?
Nous sommes à l’aube d’une réouverture durable du marché des «IPO» avec une liste d’attente qui s’est constituée et qui mettra plusieurs années à se résorber. Après des années mitigées en 2010 et 2011, un nouveau cycle s’est amorcé en 2012, d’abord dans les pays émergents, puis aux Etats-Unis. Ce flux a atteint l’Europe en 2013 et devrait se poursuivre au cours des prochaines années.
Quelles sont les ressources nécessaires pour investir sur cette classe d’actifs ?
L’information est souvent limitée, les investisseurs ont des profils très différents, les marchés sur lesquels nous opérons se caractérisent par des cultures spécifiques et des réglementations propres. Tout cela rend les investissements complexes et longs à préparer. Nous nous appuyons donc, à la SPGP, sur un réseau unique de relations avec les banques présentatrices et nous nous assurons aussi de l’implication d’au moins une de nos banques partenaires dans les opérations auxquelles nous pourrions participer. Ainsi, au-delà d’un processus de gestion éprouvé depuis plus de quatre ans, notre équipe de gestion bénéficie d’une expertise pointue sur le fonctionnement des syndications et des mécanismes régissant les «IPO» dans le monde. Enfin, mon passé de banquier d’affaires est, dans la gestion de cette sicav, une réelle valeur ajoutée.
Quelle est la stratégie de la sicav Skylar Origin que vous proposez sur la classe d’actifs ?
Cette sicav de format Ucits s’appuie sur le flux des introductions en Bourse pour investir, partout dans le monde, sur une sélection des meilleures sociétés qui s’introduisent sur les marchés cotés. Pour cela, nous veillons, au travers d’une analyse fondamentale, que ces entreprises offrent des bases solides, un argumentaire d’investissement rigoureux et une valorisation attractive. Un second flirte, quantitatif, répartit les «IPO» sélectionnées en trois catégories avec des horizons d’investissement différents. En outre, nous avons à cœur de lisser la volatilité de la sicav et d’amortir les chocs de marché. Nous avons mis en place pour cela un module de couverture dynamique en utilisant, à l’achat et à la vente, des futures et/ou options listés sur les principaux indices géographiques et sectoriels mondiaux. La sicav est également flexible et peut voir son exposition aux marchés varier entre 0 et 150 %.
Quelles sont les performances de Skylar Origin ?
Nous avons participé, depuis la création de la sicav en 2010 à 500 IPO, avec 87 % de premières cotations positives sur les positions retenues. A la fin de février 2014, Skylar Origin affichait une progression de 27,7 % sur 4 ans et une volatilité moyenne annuelle de 7,8 %. Sur 3 ans, elle se classait 11e sur 65 selon le classement de Quantalys.com, et 1er sur 109 sur trois mois.
Quel est le profil des investisseurs qui y souscrivent ?
Cette sicav répond aux attentes des investisseurs institutionnels et des clients retail. Nous sommes également sollicités par les gérants de fonds patrimoniaux ou dans le cadre de fonds dédiés. Pour tous nos clients nous offrons une expertise unique pour appréhender les «IPO» avec un véhicule spécialisé et apporter de la dissymétrie de performance, tout en veillant à la volatilité d’une poche investie sur les actions internationales.
Communiqué