Finance durable – Time to Change 2026

Face aux limites planétaires, repenser la finance et les modèles d’investissement

Publié le 22 mai 2026 à 10h00

Sandra Sebag    Temps de lecture 2 minutes

Le système financier doit aujourd’hui adapter ses modèles face aux limites du climat, de la biodiversité et des ressources naturelles. Une mission déjà engagée par la MAIF. Karine Leymarie, responsable expertises investissements et finance durable à la MAIF, rappelle que l’assureur a structuré dès 2023 une stratégie dédiée à la nature, articulée autour de trois piliers : le social, le climat et la biodiversité. Celle-ci s’appuie sur le concept de limites planétaires qui apporte une vision systémique des risques. « L’objectif de cette stratégie est d’orienter les investissements vers la lutte contre la pollution, la préservation des écosystèmes et des modes de consommation plus durables », souligne Karine Leymarie. De son côté, Sébastien Guillo, CEO de Blunomy, insiste sur les défis méthodologiques : « Ces sujets nécessitent des données locales, ce qui rend leur analyse plus complexe », affirme l’expert qui pointe également un enjeu clé : « Il faut relier expertise environnementale et performance économique », avance Sébastien Guillo. Pour Aglaé Touchard-Le Drian, directrice générale de RAISE Impact, la finance doit jouer un rôle moteur : « Moins de 1 % des investissements mondiaux se dirigent vers des stratégies à impact », déplore-t-elle. Elle identifie plusieurs leviers de transformation comme la blended finance ou le financement de modèles innovants. Tous s’accordent sur la nécessité de faire évoluer les critères d’investissement. « Nous devons accepter une rentabilité parfois inférieure pour des projets à fort impact », affirme Karine Leymarie. RAISE a, de son côté, intégré ces enjeux à sa politique de rémunération et à celle du management des entreprises accompagnées. Enfin, Sébastien Guillo met en avant un enjeu émergent : une meilleure répartition de chaîne de valeur en faveur de l’amont.

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