ESG – Time to Change 2026

Gestion obligataire : les critères ESG réduisent-ils les risques ?

Publié le 22 mai 2026 à 10h00

Anne del Pozo    Temps de lecture 2 minutes

« Anaxis voit l’ESG comme une réponse à l’urgence climatique, mais aussi comme un outil de gestion du risque très robuste, explique Thibault Destres, managing partner, head of fixed income, Anaxis Asset Management. En intégrant l’ESG dans nos process d’analyse, on identifie aujourd’hui les mauvais élèves et les défauts de demain. C’est particulièrement le cas pour la gouvernance, mais aussi le risque réglementaire, d’accidents et de conflits sociaux ou encore les risques concernant la pérennité d’un business model ou les risques climatiques. En les cartographiant de manière très précise, on peut avoir, au niveau d’une gestion, la possibilité de les piloter et d’éviter les risques de concentration. » « Les critères ESG devraient réduire le risque de gestion obligataire, poursuit Eric Dubos, directeur financier, MACSF. Le développement de l’ESG est cependant inégal. Sur la partie gouvernance, les controverses nous ont beaucoup aidés à nous améliorer. Sur la partie sociale, il y a encore beaucoup de choses à faire. Sur la partie environnement, la donnée est encore parfois compliquée à obtenir. »

La qualité des data est indispensable

« Sur les 20 dernières années, les investisseurs ont manifesté le besoin d’avoir des données autres que financières, précise Carol Sirou, présidente, Ethifinance. Les choses évoluent dans le bon sens mais il faut néanmoins que la donnée transmise par les entreprises soit vérifiée, ce qui est le rôle des agences de notation. Il faut également qu’il y ait davantage de transparence, que les méthodologies soient clairement exprimées et que les différents émetteurs et les investisseurs aient une vision très claire de ce qui est calculé et comment. La réglementation sur les agences de notation ESG, qui entre en vigueur cet été en Europe, devrait d’ailleurs répondre au besoin de transparence sur le sujet. » « On collecte malgré tout de plus en plus de données et on a de plus en plus de transparence de la part de nos émetteurs », ajoute Thibault Destres. En conclusion, l’ESG n’est plus une option ; ce n’est pas encore une science exacte, mais il améliore la qualité d’un portefeuille obligataire.

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