Parole d’expert

Le portefeuille affiche une sensibilité au cycle économique moindre par rapport à celle du marché

Publié le 26 juin 2026 à 10h00

Edmond de Rothschild Asset Management    Temps de lecture 5 minutes

Pour faire face aux changements structurels à l’œuvre – éclatement de conflits armés, remise en question des alliances stratégiques, etc. –, Edmond de Rothschild Asset Management propose une stratégie actions investissant dans la résilience. Le fonds EdR SICAV Global Resilience, géré par Aymeric Gastaldi, cible les entreprises robustes dont l’activité doit permettre de faire face à ces nouveaux aléas en assurant le bon fonctionnement et la sécurité de la société, au niveau des Etats, des entreprises et des personnes physiques.

Pourquoi avoir retenu la thématique de la résilience pour ce fonds lancé à l’automne 2024 ?

La période 1980-2020 a été marquée par la propagation de la paix et par une mondialisation heureuse. Au cours de cette parenthèse historique d’accalmie, nos sociétés ont pu se concentrer sur des sujets discrétionnaires : consommation (voitures, produits de luxe), loisirs, etc.

Ces dernières années, le contexte géopolitique a durablement changé. Le fonctionnement même de nos sociétés est de plus en plus remis en cause. La nouvelle séquence qui s’ouvre est marquée par davantage d’imprévisibilité et de volatilité. Compte tenu de ce durcissement de l’environnement, les besoins se déplacent – sécurité, médicaments, ressources de base, chaînes d’approvisionnement –, et il faut maintenant rattraper les sous-investissements massifs accumulés au cours des 40 dernières années dans de nombreux domaines.

Quels sont les secteurs que cible le fonds EdR SICAV Global Resilience ?

Nous cherchons à identifier les entreprises qui apportent des solutions aux nouveaux défis précédemment évoqués et qui bénéficieront de ce fait d’une demande accrue de leurs biens et services. Nous avons retenu quatre grands piliers, parmi lesquels les infrastructures critiques (actuellement 40 % du portefeuille) qui doivent être modernisées et transformées pour répondre aux besoins vitaux des populations. Nous nous intéressons par exemple aux opérateurs qui gèrent les réseaux d’eau des collectivités publiques locales, car il s’agit d’une activité non cyclique, régulée, qui offre de la visibilité et une croissance soutenue.

Autres piliers du fonds : la cybersécurité et la défense (environ un tiers du portefeuille). Avec le développement du recours aux agents d’intelligence artificielle, qui accroît les surfaces d’attaques potentielles, les budgets alloués à la cybersécurité devraient augmenter. En ce qui concerne la défense, après des décennies de sous-investissement en Europe, le rattrapage à opérer est colossal. Trois vecteurs de croissance vont s’additionner dans les années à venir. Tout d’abord, la hausse programmée des budgets militaires des pays membres de l’OTAN, qui devraient passer de 2 à 3,5 % du PIB d’ici à 2035. Ensuite, l’accroissement de la part des équipements dans les dépenses de défense. Enfin, l’augmentation du poids des achats réalisés sur le marché domestique européen, pour le porter à 50 %. Tout ceci devrait générer une croissance de 150 % en 10 ans pour le secteur de la défense européen. Les Etats-Unis ne sont pas en reste, puisque Donald Trump a annoncé une hausse de 50 % du budget de défense américain, de 900 à 1400 Md$. Nous investissons également dans l’accès aux ressources stratégiques (15 % du portefeuille), les Etats cherchant à renforcer leur autonomie dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture ou l’alimentation, ainsi que dans la protection individuelle (10 %), notamment dans le domaine sanitaire : médecine d’urgence, diagnostics.

Votre approche de gestion vous conduit également à apprécier la résilience au niveau de chaque entreprise…

Cette appréciation se fait selon trois axes. Tout d’abord, la solidité financière de l’entreprise (endettement faible, flux de trésorerie positifs). Ensuite, son niveau d’intégration verticale, et donc sa capacité à contrôler la chaîne de valeur d’amont en aval ; enfin, l’accès à un marché local fort (la faible part d’exportations permettant de réduire l’exposition au risque de droits de douane).

Quel est l’intérêt, pour les investisseurs, de s’exposer à cette thématique ?

Actuellement, la croissance des bénéfices attendue sur les deux prochaines années pour le portefeuille est supérieure à 25 %. Cette progression repose sur des piliers solides, offrant une excellente visibilité. Le portefeuille dans son ensemble affiche une sensibilité au cycle économique moindre par rapport à celle du marché. Du point de vue de l’allocation d’actifs, ce type de stratégie offre un bon niveau de diversification et intéressera les investisseurs à la recherche d’une thématique porteuse qui répond aux grands enjeux de notre société. n

AVERTISSEMENT

Edmond de Rothschild SICAV Global Resilience est un compartiment de la SICAV de droit français agréée par l’AMF, autorisé à la commercialisation en France, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Luxembourg, Italie et en Suisse.

Principaux risques d’investissement :

L’indicateur de risque des parts A et I est noté en catégorie 4. L’indicateur de risque note sur une échelle de 1 à 7 cet OPC. Cet indicateur permet d’apprécier le niveau de risque de ce produit par rapport à d’autres OPC, et la mention d’une catégorie 1 ne signifie pas que l’investissement est dépourvu de risque. En outre, il indique la probabilité que ce produit enregistre des pertes en cas de mouvements sur les marchés ou d’une impossibilité de notre part de vous payer. Cet indicateur part de l’hypothèse que vous conservez le produit jusqu’à la fin de la période de détention recommandée de cet OPC. Le risque réel peut être très différent si vous optez pour une sortie avant la fin de la période de détention recommandée de cet OPC. Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs. Veuillez vous référer au prospectus pour la liste complète de risques.

Risque de perte en capital

Risque actions

Risque lié aux petites et moyennes capitalisations

Risque de change

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