finance durable

Private Equity et durabilité : l’impact des stratégies ESG

Publié le 28 avril 2025 à 11h35

Anne del Pozo, Marianne di Meo, Arnaud Lefebvre   OPTION FINANCE  Temps de lecture 2 minutes

Al’instar de leurs homologues qui évoluent dans l’univers coté, bon nombre de spécialistes du non-coté ont intégré la durabilité au cœur de leur gestion.

« Nos équipes positionnées sur l’ISR se sont étoffées, tandis qu’une méthodologie propriétaire de notation ESG a été mise en œuvre afin de nous permettre de capter la manière dont nos contreparties maîtrisent leurs risques et opportunités ESG », informe par exemple Frédéric Lowe, de LBPAM. Dette privée, capital-investissement, fonds de fonds : toutes les stratégies sont concernées par cette vague durable qui, malgré les vents contraires venus des Etats-Unis, ne reflue pas en Europe. « Dans notre stratégie de “re-up”, l’ESG reste clé, confirme Viviane Ting, d’Amundi Alpha Associates. En conséquence, si jamais un fonds n’est pas à la hauteur, nous ne réinvestissons pas chez lui. »

Du smart business

De fait, les gérants ont tout à gagner à prendre en compte la dimension durable dans le cadre d’un investissement. « Cela offre une meilleure compréhension des coûts énergétiques, une meilleure maîtrise des chaînes de valeur et du risque réputationnel réglementaire, et in fine des avantages économiques », insiste Sam Bowden, de Sweep. Un tel constat vaut tout particulièrement pour l’industrie du private equity. « En investissant en dettes, on se rend compte que notre pouvoir d’influer sur le management est inversement proportionnel à la maturité de sa démarche RSE. Moins l’entreprise est mature, plus on dispose de leviers pour la faire bouger », témoigne ainsi Frédéric Lowe.

Afin de maximiser l’impact, la détermination d’objectifs ambitieux – et ensuite leur pilotage – au niveau des participations comme des sociétés de gestion est un prérequis. Or, pour ce faire, une problématique se pose. « Il y a un sujet de granularité de la data, de transparence et d’auditabilité de cette data pour permettre aux équipes des fonds de bien les exploiter », fait remarquer Sam Bowden. Un avis corroboré par Viviane Ting. « Je n’ai pas besoin de 250 données, mais seulement d’une vingtaine qui soient fiables et que je puisse transmettre à mes clients. » 

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