Abonnés

Juridique

Abus de droit et doctrine administrative : en principe non, sauf en présence d’un montage artificiel

Publié le 12 novembre 2020 à 14h58    Mis à jour le 13 novembre 2020 à 15h27

OPTION FINANCE

Statuant dans sa formation de jugement la plus solennelle, le Conseil d’Etat juge que l’article L. 80 A du Livre des procédures fiscales (LPF), qui protège le contribuable des changements dans l’interprétation des textes fiscaux par l’administration, ne peut faire échec à l’application de l’abus de droit en présence d’un montage artificiel.

Par Sandrine Rudeaux, avocat associée,  Deloitte Taj

1. Une confirmation de ce qu’on ne peut pas, en principe, abuser de la doctrine 

L’article L. 80 A du LPF institue un mécanisme de garantie bien connu au profit du contribuable qui, s’il l’invoque, est fondé à se prévaloir, à condition d’en respecter les termes, de l’interprétation de la loi formellement admise par l’administration, même lorsque cette interprétation ajoute à la loi ou la contredit. 

Dans la même rubrique

Abonnés Les gagnants et les perdants de la nouvelle exonération de taxe sur les salaires pour les groupes TVA

Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, l’exonération de taxe sur les salaires accordée aux membres...

Abonnés Une société holding luxembourgeoise bénéficie-t-elle d’un régime fiscal privilégié ?

Aux termes de l’article 123 bis du CGI, les personnes physiques domiciliées en France peuvent être...

Abonnés L’AMLA ouvre une nouvelle étape dans l’harmonisation européenne de la LCB-FT

Créée par le règlement (UE) 2024/1620 du 31 mai 2024, l’Autorité européenne de lutte contre le...

Voir plus

Chargement…