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Accord de performance collective : périmètre et conditions de conclusion

Publié le 17 mars 2023 à 12h00

Barthélémy Avocats   OPTION FINANCE  Temps de lecture 5 minutes

Introduit par l’une des ordonnances Macron du 22 septembre 2017 (n° 2017-1385), l’accord de performance collectif (APC) se présente comme un outil d’adaptation aux évolutions de l’activité des entreprises, destiné à « répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise en vue de préserver ou de développer l’emploi », en matière uniquement de durée du travail, rémunération et mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise. La particularité de l’APC réside dans son mécanisme de substitution des stipulations de l’accord aux clauses contraires ou incompatibles du contrat de travail. Ainsi, même si le contrat de travail prévoit des stipulations plus favorables, les clauses contraires de l’APC s’y substituent de plein droit, sous réserve que le salarié y consente. En cas de refus, l’employeur conserve la faculté de licencier le salarié pour un motif sui generis qui caractérise une cause réelle et sérieuse, selon la procédure propre au licenciement pour motif personnel.

Par Véronique Lavallart, avocat associé, Barthélémy Avocats

Bien que suscitant d’épineuses questions juridiques, ce dispositif n’a nourri que peu de contentieux. C’est pourquoi l’arrêt rendu par la cour d’appel de Nancy le 6 février 2023 apporte un éclairage particulièrement utile.

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