Abonnés

Juridique

Baux dérogatoires : la fin des renouvellements sans fin

Publié le 29 janvier 2021 à 12h05

DLA Piper   OPTION FINANCE

Après la modification de l’article L. 145-5 du Code de commerce par la loi Pinel du 18 juin 2014, la position de la Cour de cassation était attendue. A l’aune de cet arrêt, la haute juridiction suit logiquement le principe posé par le législateur en invalidant sa propre jurisprudence qui permettait jusqu’ici de renouveler plusieurs fois des baux dérogatoires. Cet arrêt opère donc un revirement de jurisprudence notable et attendu, bien que prévisible.Désormais, toute renonciation du preneur à la propriété commerciale et donc au bénéfice du statut des baux commerciaux après une durée maximale de trois ans sera privée d’effet et les parties devront conclure un bail commercial.Cass. 3e civ., 22 octobre 2020, n° 19-20.443 (FS-P+B+I).

Par Gaëtan Rogeau, avocat senior, et Marie Lamy, avocate, DLA Piper.

1. L’incertitude quant aux modifications apportées par la loi Pinel

L’article 3 de la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises (dite loi « Pinel ») a apporté plusieurs modifications au régime du bail dérogatoire, lequel permet aux parties de déroger au statut des baux commerciaux lors de l’entrée dans les lieux du preneur.

Dans la même rubrique

Abonnés Les gagnants et les perdants de la nouvelle exonération de taxe sur les salaires pour les groupes TVA

Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, l’exonération de taxe sur les salaires accordée aux membres...

Abonnés Une société holding luxembourgeoise bénéficie-t-elle d’un régime fiscal privilégié ?

Aux termes de l’article 123 bis du CGI, les personnes physiques domiciliées en France peuvent être...

Abonnés L’AMLA ouvre une nouvelle étape dans l’harmonisation européenne de la LCB-FT

Créée par le règlement (UE) 2024/1620 du 31 mai 2024, l’Autorité européenne de lutte contre le...

Voir plus

Chargement…