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ESRS rationalisés : une maturité réaliste mais commune, pour laisser parler la performance

Publié le 21 janvier 2026 à 11h25

Grant Thornton France    Temps de lecture 4 minutes

La publication des nouveaux seuils d’application de la CSRD – plus de 1 000 salariés et plus de 450 millions d’euros de chiffre d’affaires – ainsi que la rationalisation des standards ESRS marquent un moment charnière pour le reporting de durabilité en Europe. Il ne s’agit ni d’un renoncement, ni d’un recul masqué. Il s’agit d’un changement de méthode. Et surtout, d’un test de maturité collective.

Par Karine Hillaireau, directrice ESG Advisory, Grant Thornton France

Un consensus clair émerge aujourd’hui parmi les entreprises, les investisseurs et les experts : la simplification des ESRS était nécessaire. Le volume, la technicité et l’hétérogénéité des exigences risquaient de détourner l’attention de l’essentiel. La réduction significative du nombre de datapoints obligatoires et l’introduction d’options plus proportionnées traduisent une approche pragmatique : recentrer les efforts sur les enjeux réellement matériels, comparables et pilotables. Autrement dit, passer d’un exercice de conformité à un véritable outil de pilotage.

Pour les groupes opérant dans plusieurs pays, et pour les directions RSE et financières en charge de la consolidation, du contrôle et de la fiabilité des données extra-financières, cette évolution est structurante. Elle permet enfin de travailler sur un socle commun à l’échelle européenne. Un langage partagé, des définitions clarifiées, des attentes plus lisibles : c’est une condition indispensable pour intégrer la durabilité dans les processus de gestion, d’allocation du capital et de prise de décision stratégique.

La clarification de la notion d’impact positif est à cet égard déterminante. La durabilité ne se résume plus à l’accumulation d’initiatives valorisables. Elle repose désormais sur une exigence claire : contribuer à la réduction ou à la réparation d’impacts négatifs existants, lorsqu’ils se situent ailleurs, dans sa chaîne de valeur ou dans son écosystème. Ce cadre plus rigoureux assainit la communication, réduit le risque de greenwashing et renforce la crédibilité des engagements, en particulier vis-à-vis des investisseurs et des financeurs.

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