Abonnés

Financement

La mort du «so-called» anti-hybride : un petit pas pour le législateur, un grand pas pour la fiscalité

Publié le 6 mars 2020 à 11h36

Par Jacques-Henry et Matthieu Mraizika   OPTION FINANCE

En France, une société est libre de choisir son mode de financement. Elle peut considérer qu’il est préférable pour elle de puiser dans ses fonds propres ou alors de recourir à l’emprunt. Cette liberté de gestion était, depuis 2014, fortement limitée par un dispositif dit «anti-hybride». Ce mécanisme prévu à l’article 212 I. b) du CGI conditionnait la déduction des intérêts versés par une entreprise française à une entreprise étrangère, à la preuve, sur demande de l’administration fiscale, que l’entreprise bénéficiaire soit assujettie à raison de ces mêmes revenus à un impôt égal à au moins un quart de l’impôt français sur les sociétés.

Par Jacques-Henry de Bourmont, avocat associé, et Matthieu Mraizika, fiscaliste stagiaire, LPA-CGR avcats 

Le «so-called» anti-hybride 

Ce mécanisme n’avait d’anti-hybride que le nom. Pour la science-fiction, une hybridation est le résultat d’un croisement intergalactique, pour la science-fiscale celui d’une différence de...

Dans la même rubrique

Abonnés Retenue à la source sur les redevances versées à Hong Kong : une interprétation favorable de la résidence conventionnelle ?

L'article 182 B du CGI prévoit une retenue à la source sur certaines sommes versées par une...

Abonnés Acomptes sur dividendes et dividendes fictifs

Les distributions d’acomptes sur dividendes sont encadrées par des dispositions précises du Code de...

Abonnés L’intelligence artificielle et la transformation des métiers du droit à l’heure de l’agentique

Au XVe siècle, l’imprimerie n’a pas seulement accéléré la reproduction des textes : elle a...

Voir plus

Chargement…