Abonnés

Suramortissement 

L’administration fiscale apporte de nouvelles précisions sur le dispositif temporaire en faveur de l’investissement

Publié le 25 septembre 2015 à 11h17    Mis à jour le 25 septembre 2015 à 18h05

Eva Aubry, CMS Bureau Francis Lefebvre

Dès l’annonce de la création du dispositif par le gouvernement et avant même son adoption par le Parlement, l’administration fiscale faisait connaître ses premiers commentaires suscitant, au sein des entreprises, de nombreuses interrogations. En réponse, par une mise à jour deson Bofip le 2 septembre dernier, Bercy apporte les éclaircissements attendus.

Par Eva Aubry, avocat, CMS Bureau Francis Lefebvre

La loi pour la croissance et l’activité, dite «loi Macron» (qui a été publiée au JO le 7 août), autorise les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu selon un régime réel d’imposition à déduire de leur résultat imposable une somme égale à 40 % de la valeur d’origine hors frais financiers des biens énumérés ci-après, acquis ou fabriqués entre le 15 avril 2015 et le 14 avril 2016 :

  •  les matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication ou de transformation ;
  •  les matériels de manutention ;
  •  les installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère ;
  •  les installations productrices de vapeur, de chaleur ou d’énergie à l’exception des installations utilisées dans le cadre d’une activité bénéficiant de l’application d’un tarif réglementé d’achat de la production ;
  •  les matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche scientifique ou technique.

1. Champ d’application du dispositif

S’agissant du champ d’application du dispositif de suramortissement, on savait qu’étaient exclues les entreprises exonérées d’impôt sur les sociétés ou imposées forfaitairement. L’administration fiscale précise dans sa récente mise à jour que sont éligibles les entreprises exonérées d’impôt sur les sociétés de manière temporaire ou partielle en raison de leur implantation dans certaines zones aidées ou de leurs caractéristiques particulières (entreprises nouvelles, ZFU, JEI par exemple). Elle confirme également que sont éligibles au suramortissement les investissements qui ouvrent également droit au crédit d’impôt recherche, au crédit d’impôt pour investissement en Corse et aux régimes d’aide pour investissements productifs en outre-mer.

Les entreprises espéraient des précisions sur les biens pris ou donnés en location simple au sujet desquels les premiers commentaires ne se prononçaient pas. D’abord, l’administration confirme qu’un bien donné en location simple à une filiale ou à un sous-traitant peut faire l’objet de suramortissements par la société qui en est...

Dans la même rubrique

Abonnés Montée des dirigeants au capital : l’alignement capitalistique à l’épreuve des sponsors financiers et des flex funds

Au cœur des entreprises sponsorisées, les dirigeants clés – directeurs généraux, CFO, COO,...

Abonnés Déductibilité des management fees : la porte était ouverte, le Conseil d’Etat franchit le pas

Plus de deux ans après avoir ouvert la voie à une modification de la fameuse jurisprudence « Gamlor...

Abonnés Anticiper l’impact des conflits armés dans le secteur de la santé

Les conflits armés et tensions géopolitiques rappellent la vulnérabilité du secteur de la santé face...

Voir plus

Chargement…