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L’application stricte du dispositif anti abus de l’article 155A du CGI par le juge administratif n’empêche pas la qualification de fraude fiscale

Publié le 19 novembre 2021 à 14h30

Norton Rose Fulbright   OPTION FINANCE  Temps de lecture 5 minutes

Le Conseil d’Etat vient une nouvelle fois de s’interroger sur le périmètre du dispositif par lequel l’administration fiscale peut soumettre à l’impôt la rémunération d’une prestation réalisée par une personne physique qui est établie ou domiciliée en France mais dont le paiement a été fait à une entité établie à l’étranger.

Par Antoine Colonna d’Istria, avocat associé, Norton Rose Fulbright

En l’espèce[1], deux créateurs d’une gamme de produits parapharmaceutiques avaient cédé les marques et les brevets de cette gamme à une société britannique (Sisig) qui avait immédiatement conclu un...

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