Pour les raisons expliquées dans le précédent article, les différents pays de la région ont récemment accéléré la libéralisation de leur législation sur l’investissement direct étranger. Il en résulte un spectaculaire renversement de situation : sauf au Koweït, la règle du 51/49 n’est plus la norme et les étrangers peuvent par principe s’installer seuls, sans actionnaire local, dans la plupart des secteurs de l’économie.
Par Arnaud Depierrefeu, associé, LPA CGR avocats (bureau de Dubaï et middle east desk de Paris)
C’était en fait déjà le cas à Bahreïn et en Arabie saoudite depuis quelques années, laquelle a encore réduit sa liste dite négative (de secteurs interdits à l’investissement étranger).
Les développements récents les plus spectaculaires ont eu lieu au Qatar et aux Emirats.
Le Qatar, depuis une loi de 2010, permettait en théorie la création de filiales sans sponsor local dans certains secteurs prioritaires. Mais il était nécessaire d’obtenir une exemption dont l’octroi...