C’est bien connu : en temps de crise, la volatilité des marchés grimpe en flèche (l’indice de volatilité VIX est ainsi surnommé «l’indice de la peur»(1)) et la finance comportementale a mis en exergue le biais assez courant qu’est «l’imitation», qui conduit à imiter «la foule» indépendamment de données objectives. Sans parler de l’impact des ventes forcées, qui obligent certains à vendre à un prix qu’ils n’auraient normalement pas accepté. Au final, dernièrement, on a vu les marchés baisser d’environ 30 % en 20 jours de bourse(2) et l’indice VIX – qui demeurait depuis un an entre 12 % et 25 % – a bondi, passant rapidement de 14 % à plus de 80 %.
Par Thomas Hachette, associé, Sorgem Evaluation
1. De manière rationnelle, comment devrait-on réfléchir concernant l’analyse de valeur d’une société en temps de crise (dans le cas où l’investisseur n’a pas de contraintes de vente) ?
Cette question, un grand nombre de personnes se la posent ou vont devoir se la poser : quelle valeur retenir dans le cadre d’OPCVM d’épargne salariale ? Quelle valeur d’actif net réévalué pour les...