Au-delà des fraudes emblématiques qui ont défrayé les chroniques (Parmelat, Enron et récemment Wirecard), le commissaire aux comptes, dans le cadre de ses fonctions, sera certainement, un jour ou l’autre, confronté à la fraude, notamment en raison de l’accroissement de la cybercriminalité. A l’occasion de la découverte de fraudes, il n’est pas rare que la responsabilité de ce professionnel soit engagée. Pour autant, le commissaire aux comptes n’a pas à effectuer une recherche active sur les fraudes éventuelles, mais dans le cadre des diligences prévues par la NEP 240, il doit prendre en considération la possibilité de fraudes lors de son audit des comptes.
Par Marie-Cécile Moinier, associée, et Véronique Collard, senior manager, BM&A
L’évaluation du risque de fraude par le commissaire aux comptes
Quel type de fraudes ?
Toutes les fraudes possibles ne relèvent pas du champ d’action du commissaire aux comptes. En effet, elles sont circonscrites aux fraudes qui pourraient conduire à des anomalies significatives (1) sur...