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Fusion-absorption

Sévère, la jurisprudence sur les fusions et restructurations requiert une vigilance accrue sur les opérations à mener

Publié le 18 juillet 2014 à 17h00

Jean-Christophe Bouchard   OPTION FINANCE

Dans une première affaire, le Conseil d’Etat a estimé qu’une fusion-absorption réalisée entre deux sociétés «coquilles» est constitutive d’un abus de droit sur le fondement de l’article L. 64 du Livre des procédures fiscales (LPF) en ce que l’opération avait été engagée dans un but exclusivement fiscal, pour imputer les bénéfices de l’absorbée sur les déficits de l’absorbante.

Par Jean-Christophe Bouchard, avocat à la Cour, NMW.

En effet, selon le Conseil d’Etat, ni la société absorbante ni la société absorbée ne disposaient plus, à la date de réalisation de la fusion, des moyens humains ou financiers nécessaires à la...

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