Entrant en vigueur début 2027, la norme IFRS 18 sur la présentation des états financiers a vocation à rendre les informations sur la performance financière des entreprises plus transparentes et plus facilement comparables par les investisseurs. Or en modifiant le calcul de certains agrégats couramment utilisés comme l’Ebitda, elle pourrait notamment affecter des clauses de financements existants.
A compter du 1er janvier prochain, IFRS 18 va remplacer la norme IAS 1 sur la présentation des états financiers, tout en amendant pour partie les normes IAS 7 sur le « Tableau des flux de trésorerie » et IAS 8 sur les « Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et erreurs ». Il faut dire que le premier texte, qui fixait relativement peu de règles et de prescriptions, a débouché sur de fortes disparités entre entreprises sur la manière d’établir leurs états financiers. « Les entreprises choisissent elles-mêmes les sous-totaux à inclure et présentent souvent un résultat d’exploitation, mais son mode de calcul varie d’une entreprise à l’autre, rendant toute comparaison difficile », confirmait ainsi l’organisme mondial d’élaboration des normes, l’IASB (International Accounting Standards Board), au moment de présenter ses travaux sur IFRS 18.
Afin d’harmoniser les pratiques des sociétés et, ce faisant, de faciliter l’analyse des performances financières par les investisseurs, ce texte va d’abord introduire trois nouvelles catégories distinctes de produits et de charges : une liée à l’« exploitation », une autre à l’« investissement » et une dernière au « financement ». En outre, deux nouveaux sous-totaux normés, le résultat d’exploitation d’une part, le résultat avant financement et impôts sur le résultat d’autre part, devront obligatoirement être affichés, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors selon IAS 1. « En ce qui concerne les sous-totaux optionnels que les...