Depuis le 1 janvier 2026, le dispositif d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH), qui garantissait un prix faible pour une partie de la consommation électrique, a pris fin. Le nouveau mécanisme (versement nucléaire universel, VNU) apparaît moins protecteur pour les entreprises. Il existe néanmoins encore des moyens d’alléger la facture, notamment en renégociant régulièrement son contrat.
Il était en vigueur depuis le mois de juillet 2011. Spécificité française, l’ARENH – accès régulé à l’électricité nucléaire historique – permettait aux fournisseurs alternatifs d’électricité (hors EDF) d’acheter une partie de la production nucléaire d’EDF à un prix fixé par l’Etat. Ce prix, stable depuis 2012, s’établissait à 42 euros le mégawattheure. Une aubaine pour les fournisseurs alternatifs, mais un réel manque à gagner pour l’électricien national. Selon un rapport de la Cour des comptes, le manque à gagner lié à l’ARENH pour EDF sur la période 2011-2020 s’établit à 5,3 milliards d’euros.
Dispositif encadré au niveau européen, l’ARENH avait une fin prévue au 31 décembre 2025. Il est désormais remplacé par le VNU (versement nucléaire universel), un dispositif qui fonctionne en deux temps, et uniquement quand le prix de l’électricité sur le marché de gros est élevé, comme l’explique Matthieu Toret, avocat fondateur du cabinet Enerlex : « EDF serait d’abord soumis à la taxe sur l’utilisation du combustible nucléaire. Cette taxe s’appliquerait uniquement si le prix de vente de l’électricité dépasse 78 euros par mégawattheure : 50 % des revenus au-delà de ce seuil seraient prélevés, et 90 % lorsque les prix excèdent 110 euros. Les recettes ainsi collectées seraient ensuite redistribuées aux consommateurs via la facture d’électricité. C’est cette redistribution que l’on nomme le VNU. »
Intégré au Code de l’énergie, le VNU est entré en vigueur le 1er janvier 2026. Cependant, le...