Dans le domaine des paiements B2C, l’année 2025 a été marquée pour les entreprises spécialisées dans le commerce et la distribution par la montée en puissance continue du paiement différé, ou buy now pay later, et par celle des modes de règlement digitaux, tant pour leurs ventes en ligne qu’en magasins. Une tendance qui ne devrait pas s’infléchir de sitôt.
Résilience. Très galvaudé ces dernières années, ce terme n’en a pas moins occupé une place centrale dans l’agenda 2025 des responsables en charge des paiements d’enseignes françaises. Et pour cause : au-delà de menaces cyber toujours plus grandes, la coupure d’électricité géante qui a touché l’Espagne et une partie du Portugal fin avril a amené la plupart d’entre eux à s’interroger sur la robustesse des systèmes d’encaissement en place. Il faut dire que pendant cet événement de dimension exceptionnelle, de nombreux magasins ibériques se sont retrouvés dans l’incapacité d’encaisser des transactions pendant plusieurs heures, jusqu’à vingt-deux dans certaines régions. « En réaction à cet épisode, l’une des priorités de nos clients a consisté à tester la solidité de leurs infrastructures de paiement », confirme Virginie Melaine Christensen, directrice générale d’Adyen en France. Dans l’Hexagone, la panne informatique qui a, fin août, perturbé voire empêché les paiements par carte bancaire des 14 millions de clients du Crédit Mutuel, de CIC et de Monabanq pendant plus de quatre heures a aussi participé à rendre plus aiguë cette problématique de résilience.
Des taux de conversion plus élevés
Sur le plan des solutions de paiement proposées, en revanche, le millésime 2025 se sera largement inscrit dans la continuité des précédents. « Outre la lutte contre la fraude (voir encadré), devenue un prérequis, les objectifs recherchés par les commerçants à travers les moyens de règlement proposés demeurent l’amélioration de...