Les banques françaises ont bénéficié d’une tendance porteuse l’année dernière, en particulier pour leur activité de banque de détail. Dans l’ensemble, leurs très bons résultats ont ainsi été tirés par la hausse des revenus, plus que par leurs efforts sur les coûts.
L’année 2025 aura été faste pour les banques françaises, qui ont aligné des performances souvent records, avec des revenus et des résultats en hausse dans tous les établissements. Le produit net bancaire des six principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et La Banque Postale) a ainsi progressé en moyenne de 5 % en 2025, à 174,6 milliards d’euros, la fourchette allant de +2 % pour Société Générale à +10 % pour BPCE, selon la dernière étude publiée par le cabinet Accuracy sur les résultats et la solidité financières des banques françaises. Si toutes les activités ou presque sont en hausse, la banque de détail, qui concentre à elle seule 38 % du PNB total des six banques, s’est particulièrement distinguée : « C’est elle qui a tiré les bons résultats 2025, avec une hausse de ses revenus de 7 % en 2025, contre +2 % un an plus tôt, souligne Nicolas Darbo, partner chez Accuracy. L’activité a été soutenue, d’une part, par la hausse générale de la marge nette d’intérêt (MNI), elle-même induite par le repricing du taux des crédits et la baisse du taux du livret A, et, d’autre part, par une légère hausse des commissions. »
La banque de financement et d’investissement, autre activité importante pour les banques françaises (avec une part de 26 % de leur PNB total), a elle aussi été porteuse, puisqu’elle affiche une progression de 5 % en moyenne, un peu moindre toutefois que celle de l’année précédente (8 %). « La croissance de ces...