A compter de juillet, les agences de notation extra-financière devront demander un agrément auprès de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) afin de continuer à opérer au sein de l’UE. La nouvelle réglementation européenne leur imposera davantage de transparence et une meilleure prévention des conflits d’intérêts. Cependant, agences européennes comme investisseurs craignent la concurrence des acteurs américains.
Elles s’imposent de plus en plus auprès des investisseurs et suscitent parfois l’inquiétude des entreprises évaluées : les notations extra-financières vont connaître quelques changements à compter de juillet. Jusqu’ici angle mort de la régulation, les agences de notation extra-financière seront désormais supervisées par l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), à l’instar de leurs homologues proposant une notation financière. « Le règlement s’appliquera à partir du 2 juillet de cette année, précise une source au sein de l’ESMA. Après cette date, les fournisseurs de notation ESG qui souhaitent continuer à opérer dans l’Union européenne doivent s’enregistrer auprès de l’ESMA. » Cela concerne tant les acteurs européens que ceux dont le siège social se situe hors de l’UE : ils devront disposer d’un bureau au sein d’un Etat membre qui servira d’interlocuteur avec le régulateur européen. Ainsi, une soixantaine d’entités devraient être supervisées selon l’ESMA. « Beaucoup de choses vont changer avec l’entrée en vigueur du règlement européen : tout le monde se prépare de façon très intense pour respecter les nouvelles règles », témoigne Julia Haake, chief revenue officer d’EthiFinance et présidente de l’Association européenne des agences de notation extra-financière (EASRA).
Créée à l’occasion des premières discussions avec la Commission européenne autour de la nouvelle réglementation, l’association regroupe une dizaine de membres qui perçoivent plutôt d’un bon œil la...