Pour les entreprises, la transition numérique ne se traduit pas seulement par des besoins de financement importants. Elle modifie aussi profondément les modes de paiement, allant même jusqu’à en créer de nouveaux. Des évolutions qui vont notablement impacter le métier de trésorier dans les années qui viennent, souligne Daniel Biarneix, président de l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE).
En 2025, l’année aura encore été très chahutée sur le plan géopolitique et économique, cette fois largement en raison du retour de Donald Trump au pouvoir. L’activité des trésoriers en a-t-elle été affectée ?
Si la hausse des droits de douane ne relève pas directement du périmètre des trésoriers, ils ont en revanche été directement concernés par son impact sur les ventes, et donc sur le cash, ainsi que sur les changes. Certes, la situation n’est pas la même pour une entreprise exportatrice ou importatrice, mais il est sûr que les trésoriers ont, encore plus qu’avant, à se préoccuper de mettre en place des couvertures pour ne pas rester exposés à la volatilité incessante des taux de change.
Toutefois, malgré un contexte général très incertain, il est important de noter que les marchés financiers ont continué à bien fonctionner en 2025. Le marché obligataire a battu des records en termes de volumes d’émissions tandis que le marché bancaire a continué sa progression. Les trésoriers ont pu ainsi sécuriser leur financement et augmenter leur stock de liquidités, de manière à être plus en mesure de faire face aux incertitudes futures.
Comme la transition écologique, la montée en puissance de l’intelligence artificielle va nécessiter des investissements très lourds. L’offre de financement sera-t-elle suffisante, notamment pour les entreprises qui ne relèvent pas de ces secteurs ?
Le fait nouveau, c’est que les fonds de dette privée sont en train de devenir, de façon structurelle, des...