L’absence de la France dans la course aux vaccins anti-covid a fait resurgir les critiques sur le trop faible soutien financier accordé à la recherche. Pour Antoine Papiernik, président de Sofinnova Partners, la plus ancienne société de capital-risque en France, l’analyse doit être nuancée : l’environnement est en train d’évoluer favorablement et la crise, en modifiant la hiérarchie des risques et des priorités, devrait relancer l’intérêt des investisseurs pour cet enjeu majeur que constituent les biotechs.
Dans une récente interview, Katalin Kariko, vice-présidente de BioNTech, la biotech allemande pionnière dans les vaccins anti-Covid, expliquait l’absence de succès français par un probable manque de financement. La remarque est récurrente, notamment de la part de chercheurs français partis à l’étranger. Qu’en pensez-vous ?