Malgré une amélioration des délais de paiement depuis le début de l’année, le décalage de comportement entre les petites et les grandes entreprises demeure très important. Alors que les TPE et PME restent sous la contrainte des grands donneurs d’ordres, ces derniers continuent de payer tardivement leurs fournisseurs, arguant notamment de processus de facturation complexes. La facturation électronique et le projet de loi du sénateur Rietmann pourraient néanmoins changer la donne dans les mois à venir.
Les études sont unanimes : de nombreuses grandes entreprises continuent de tirer sur les délais de paiement en 2026. D’après Altares, les retards de paiement des grandes entreprises, établis à 17,5 jours en 2026, demeurent ainsi à des niveaux élevés, même s’ils sont en léger recul par rapport à la même période en 2025 (18 jours). « Selon les études que nous réalisons, il apparaît clairement que les entreprises de plus de 200 salariés, soit plus de 13 500 analysées chaque mois, sont parmi celles qui présentent les retards les plus longs », constate Thierry Millon, directeur des études chez Altares. Un constat partagé par le Baromètre Cabinet Arc-IFOP 2026, selon lequel les retards moyens de paiement des entreprises de plus de 50 salariés sont passés à 18,9 jours cette année. En revanche, dès lors que le périmètre des analyses tient compte des plus petites entreprises, la moyenne des retards de paiement se rapproche alors des 12 jours en cette fin de semestre. « Si nous intégrons les TPE et PME dans nos analyses, soit plus de 650 000 entreprises, les retards de paiement retombent à 12,49 jours au mois d’avril 2026, contre 14,05 jours le même mois en 2025, poursuit Thierry Millon. Au regard de ces résultats, les petites entreprises sont clairement les plus vertueuses en matière de délais de paiement. » Ce sont ces mêmes petites entreprises qui souffrent des retards de paiement que leur imposent les grands donneurs d...