Au carrefour de la finance dite intégrée ou embarquée (embedded finance) et de l’open banking, l’intégration de services financiers sur une plateforme unique, financière ou non, a le vent en poupe. En fonction du profil des entreprises concernées, cette approche peut se traduire par un gain d’efficacité opérationnelle ou une augmentation du chiffre d’affaires...voire les deux.
Donner naissance au « premier hub financier véritablement unifié d’Europe, conçu pour éliminer la complexité pour des millions d’entreprises ». En annonçant il y a quelques semaines leur rapprochement, la néo-banque Shine – qui venait de fusionner avec la fintech danoise Ageras – et l’éditeur de logiciels lyonnais Cegid n’ont pas caché leurs ambitions : faire du nouvel ensemble un champion européen des services financiers, capable de fournir à une clientèle de professionnels, de TPE, de PME et d’experts-comptables, depuis un portail d’entrée unique, un large panel de solutions couvrant les produits bancaires comme le crédit, la facturation électronique, la gestion de la paie, la fiscalité ou encore l’élaboration de reportings.
Une recherche de simplification
Vecteur d’accélération de la croissance pour les deux entités, cette opération stratégique s’inscrit plus largement dans un mouvement de fond, marqué par l’essor de plateformes digitales, financières ou non, qui vont chercher à agréger un maximum de services financiers. Dans le cas de Cegid et de Shine, comme chez d’autres acteurs tels que les grands fournisseurs de solutions de gestion de trésorerie (Kyriba, Diapason…), la licorne Pennylane, Tiime, Agicap ou encore Indy, l’objectif poursuivi consiste à offrir aux équipes dirigeantes et/ou de la fonction finance un accès simplifié à des services financiers intégrés, sans changer d’interface. Des services proposés soit directement par ces plateformes tout-en-un directement, soit par des partenaires...