Permettant de sécuriser, dans l’optique d’une transaction précise, un cours de change ou un niveau de taux sans décaissement de prime, les couvertures contingentes présentent comme avantage principal de pouvoir être annulées par leurs utilisateurs, sans pénalité, dans le cas où ladite opération viendrait à achopper. Une flexibilité qui séduit de plus en plus d’entreprises en passe de réaliser une acquisition ou de mettre en place un financement de projet.
Longtemps, les contrats à terme, les swaps, les caps et les options basiques ou de type « tunnel » ont occupé une position hégémonique au sein de la palette de solutions de couverture employées par les directions financières. D’après les professionnels de la gestion des risques, un autre instrument commence cependant, depuis quelques années, à s’y frayer une place de choix : les options dites contingentes, aussi appelées deal-contingent. Leur fonctionnement est simple. Mis en place dans l’optique d’une opération particulière, en l’occurrence une acquisition ou un financement de projet, ce produit consiste à figer un cours ou un taux à terme. « Il arrive même, parfois, que l’on ait une combinaison des deux », fait remarquer Christophe Combes, responsable monde de la couverture des financements structurés et de la vente aux entreprises en France chez Société Générale. Si l’opération en question va à son terme, alors l’option contingente se transforme en swap classique et se déboucle, à la date et aux conditions initialement prévues. Dans le cas contraire, et sous réserve que les conditions préalables fixées dans le contrat soient remplies, la position s’annule automatiquement, « quelle que soit sa valeur de marché et sans pénalité pour l’entreprise », complète Christophe Combes. De quoi ainsi offrir un surcroît de flexibilité pour ses utilisateurs. « Cela revient à externaliser auprès de la banque le risque de non-réalisation d’un événement incertain mais clairement identifié », résume en effet Solal Huard, director chez Kerius Finance.