Plus que jamais pilotes de la performance financière de leur entreprise, les DAF misent sur les technologies éprouvées mais aussi innovantes pour les accompagner dans la transformation de leur métier.
Comment évolue le rôle du DAF au sein des organisations ?
Ces dernières années, le DAF a vu son rôle évoluer de la production de chiffres à celui de business partner de son organisation. Sa fonction ne se limite plus à la seule clôture des comptes et au reporting. Il est désormais devenu le garant de la fiabilité de la donnée financière et est attendu sur le pilotage global de l’entreprise.
Parallèlement, il a également dû composer avec le contexte de « permacrise » qui s’est installé depuis plusieurs années. Face à cet environnement instable, il a besoin de renforcer sa visibilité sur les données financières et les signaux d’alerte et de gagner en réactivité face à la multiplication des crises. Il ne constate plus uniquement les chiffres et données pour expliquer le présent. Il vit désormais dans le présent pour être en mesure d’anticiper l’avenir grâce à des données et outils de pilotage de la performance. Il est ainsi devenu un « DAF augmenté »
Quelles sont les technologies qui accompagnent le DAF dans le pilotage de la performance ?
Pour s’inscrire dans cette démarche, le DAF doit pouvoir compter sur des technologies d’aide au pilotage de la performance. Il a notamment besoin de solutions lui permettant de fiabiliser et d’automatiser les tâches chronophages liées à sa fonction pour limiter les risques d’erreurs et les anomalies, sécuriser la donnée financière et, ainsi, optimiser sa productivité et celle de son équipe. Il a également besoin d’outils d’analyse et de tableaux de bord mis à jour et disponibles en temps réel, pour renforcer sa visibilité sur sa trésorerie, sa marge et sa rentabilité. Il doit par ailleurs pouvoir partager ses indicateurs de performance avec les métiers ou collaborateurs pour les accompagner dans leurs propres prises de décision. Enfin, pour améliorer sa capacité d’anticipation et de prévision, il a besoin d’outils d’analyse et de construction de scénarios performants.
Quels sont les outils d’aides à la performance ?
Différentes familles d’outils d’aide à la performance co-existent actuellement.
Les outils socles de comptabilité, facturation ou encore de gestion des notes de frais, permettent de répondre aux enjeux de fiabilisation des données et de conformité avec les normes comptables et fiscales.
Les outils de reporting, tableaux de bord et plus globalement de business intelligence permettent pour leur part au DAF de partager en interne une vision des données financières de l’entreprise simplifiée.
Avec les outils de gestion prévisionnelle de trésorerie ou de simulation budgétaire, le DAF peut par ailleurs anticiper sur des scénarios par exemple en cas de crise, de variation de taux, etc.
Les technologies d’intelligence artificielle générative ou agentique leur permettent d’aller un cran plus loin et de faire de la prédiction et de la détection d’anomalies sur les process et datas et, enfin, de leur fournir des outils d’aides à la décision pour prioriser les actions à mener et améliorer la performance financière de l’entreprise.
Quelle est la maturité des DAF sur ces technologies ?
Si tous les DAF utilisent aujourd’hui des outils de gestion métier et d’analyses financières, leur recours aux technologies de prévision et d’intelligence artificielle reste encore balbutiant. Pour autant, elles nous sollicitent de plus en plus pour utiliser ces technologies et, surtout, pour avoir des outils interconnectés entre eux qui leur permettraient une transition sans couture, fiable et en temps réel de leurs données.
Quels sont les écueils à éviter pour tirer la quintessence des outils d’aide à la performance ?
Pour piloter efficacement la performance, nous recommandons aux DAF de mutualiser autant que possible leurs outils afin qu’ils aient une vision globale de la donnée. La multiplication des solutions est en effet le meilleur moyen d’avoir des contradictions dans la donnée. Un enjeu auquel Cegid répond au travers de ses solutions intégrées et qui couvrent un scope métier étendu (ERP, gestion de la trésorerie, gestion de la taxe, gestion des notes de frais…). Cette dimension intégrée garantit par ailleurs la qualité de la donnée, nécessaire à l’exploitation des technologies d’intelligence artificielle.
D’autre part, il faut éviter de penser que le digital va structurer les processus, ce qui au contraire peut conduire à l’échec d’un projet. A cet effet, il convient, préalablement au déploiement d’une solution, de simplifier les process et de voir comment les optimiser grâce au digital.
Il est par ailleurs important de se focaliser sur les indicateurs de performance plutôt que sur la technologie elle-même. Une technologie n’est rien si le DAF ne fournit pas les KPI.
Enfin, il est indispensable de veiller à l’adoption des outils par les équipes.