L’affacturage déconsolidant se démarque de plus en plus par rapport à l’affacturage traditionnel. Mieux maîtrisé par les factors et les commissaires aux comptes, ce type de montage séduit un nombre croissant d’entreprises qui cherchent à alléger leur bilan.
Améliorer son besoin en fonds de roulement et accroître sa trésorerie, tout en allégeant son bilan en annulant ses créances clients : de plus en plus d’entreprises sont séduites par les avantages de l’affacturage déconsolidant. Cette pratique, qui consiste à retirer de son bilan ses créances clients, n’est pourtant pas nouvelle. «Les entreprises qui publient leurs comptes sociaux en normes françaises et qui recourent à l’affacturage, décomptabilisent les créances clients de leur bilan afin de traduire la nature juridique de l’opération, explique Christophe Velut, associé Orfis Walter France. En revanche, pour les groupes cotés qui publient leurs comptes consolidés en normes IFRS, l’affacturage déconsolidant est plus compliqué à mettre en œuvre, puisque la norme IFRS 9 exige que la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété des créances soient transférés au factor (voir encadré).»
Un coût quasi identique à l’affacturage classique
Toutefois, les directions financières semblent de plus en plus enclines à faire fi de cette plus grande complexité. «Depuis environ quatre-cinq ans, on observe une hausse de l’affacturage déconsolidant, remarque Philippe Mutin, directeur général délégué de Factofrance. Au sein des ETI et des grands groupes, cette pratique est devenue prépondérante dans les encours des factors, par rapport aux autres produits d’affacturage.» Plusieurs raisons expliquent cette tendance. D’abord, la pratique s’est démocratisée au sein des acteurs qui interviennent dans le processus d’affacturage. «L...