Généralisation des abonnements logiciels, cloud, cybersécurité : le pilotage des dépenses informatiques s’avère complexe. Les directions financières sont de plus en plus impliquées dans la maîtrise des coûts IT.
Dans tous les secteurs, la transformation numérique s’accompagne d’une généralisation du logiciel. Avec elle, l’intelligence artificielle (IA) est déjà entrée en phase de déploiement dans 42 % des ETI et grandes entreprises françaises, selon le baromètre IA du Groupe SVP publié le 14 avril. Et l’option du cloud vient en corollaire. Cette tendance est soutenue par la généralisation des abonnements (Software as a Service, SaaS, sur le cloud), aux dépens de l’achat de logiciels, avec leurs licences (on-premise). Dépenses d’investissement (capex) dans le cas d’achat de logiciels ou d’exploitation (opex) avec le mode SaaS, sur le cloud : appréhender les coûts de l’informatique (IT) devient ainsi plus complexe. Est-elle, en outre, de plus en plus chère ? « Il y a le coût de l’implémentation, puis celui de l’usage, souligne Lionel Chemla, directeur finance & business transformation de Sqorus. Une licence sous SaaS est de fait plus coûteuse, puisqu’elle inclut l’administration, la maintenance, l’IA, etc. » Guillaume Collart, fondateur de lCSB.School, cite l’exemple de Microsoft E3, qui combine la suite bureautique 365, très généraliste et à disposition de nombreux salariés, et un espace de stockage cloud pour les entreprises : « Le coût d’intégration représente 10 % à 20 % maximum du coût de licence, pas plus. » C’est vraiment l’abonnement qui est onéreux.
Si, pour les fonctions générales de l’entreprise, il existe encore un choix possible entre l’achat de licences et l’abonnement,...