En retrait l’an dernier, les émissions obligataires vertes et durables sont attendues en hausse en 2026 en Europe. Actif durant le premier trimestre, ce segment de marché a permis aux entreprises, notamment françaises, de se financer dans des conditions favorables.
Le marché obligataire en euro va-t-il retrouver en 2026 des couleurs… vertes ? Après avoir reculé de près de 14 % l’an dernier selon S&P Global, autour de 390 milliards de dollars, les montants levés sous la forme d’obligations à dimension durable (green bonds, sustainable bonds, social bonds et sustainability-linked bonds) par les emprunteurs de toutes nationalités et de tous profils sont, en effet, attendus en légère hausse par de nombreux professionnels de la finance durable, avec un rebond compris entre + 1 % et + 5 %.
Deux émetteurs français
Sur ce front, la dynamique des premières semaines de l’année est, il est vrai, positive. Entre le 1er janvier et le 16 mars, 23,3 milliards d’euros ont été émis au travers d’instruments verts ou durables en Europe, soit environ 2 % de plus que lors de la même période de 2025. Sur ce total, 3,25 milliards d’euros ont été collectés par deux entreprises hexagonales. Le 26 février, Carrefour a ainsi annoncé avoir placé une nouvelle souche d’obligations indexées sur des critères extra-financiers (sustainability-linked bonds, SLB). D’un montant de 500 millions d’euros, celle-ci affiche une maturité de 10 ans. Le coupon obtenu, de 3,875 %, est susceptible d’être majoré selon l’évolution de deux objectifs reposant sur une réduction de l’empreinte carbone d’une part, et sur le nombre de fournisseurs du groupe engagés dans une stratégie pour le climat d’autre part. Le même jour que l’enseigne de grande distribution, EDF communiquait sur le succès de son émission de...