En dépit d’un environnement macroéconomique et géopolitique empreint d’incertitudes et générateur de volatilité, l’activité reste -jusqu'à présent- dynamique sur le front des fusions-acquisitions. Corollaire des tensions ambiantes, les négociations entre vendeurs et acquéreurs tendent cependant à s’allonger, tandis que la recherche de sécurité de part et d’autre se traduit par une volonté d’encadrement plus strict des dispositions contractuelles.
Le marché des fusions-acquisitions est-il devenu insensible aux aléas (géo)politiques et à leurs répercussions économiques ? Il y a quelques jours, Engie annonçait le rachat de UK Power Networks outre-Manche, pour un montant record de plus de 12 milliards d’euros, tandis que le groupe spécialisé dans le divertissement Banijay (Betclic, production de contenus audiovisuels) actait son rapprochement avec la société de production britannique All3Media, donnant ainsi naissance à un nouvel ensemble valorisé plus de 7 milliards d’euros. D’après les banquiers d’affaires et les avocats spécialisés, 2026 a démarré sur les chapeaux de roues, et « le pipeline d’opérations prévues pour les prochains mois est particulièrement fourni », observe Marc Petitier, associé chez White & Case. Même si le déclenchement du conflit en Iran, qui s’est rapidement propagé dans le Moyen-Orient, pourrait affecter certains projets (énergéticiens, cibles avec des actifs importants dans la région…), les professionnels espèrent un nouveau cru dynamique pour l’activité M&A, dans le sillage du précédent. Selon LSEG, le montant agrégé des transactions bouclées au niveau mondial en 2025 a bondi de 49 % sur un an, à 4 600 milliards de dollars. Quant aux seules opérations impliquant au moins une partie française, leur valeur globale a avoisiné 200 milliards de dollars, soit 31 % de plus qu’en 2024.
Des due diligences approfondies
Il serait toutefois erroné de considérer que l’environnement actuel et les multiples tensions qu’il génère (retour au...