Corollaire d’un environnement macro-économique dégradé, les retards de paiement et les impayés tendent à s’accroître à l’international. Dans ce contexte, les entreprises concernées ont donc tout intérêt à renforcer leur politique de credit management, d’autant plus complexe à ajuster que chaque pays dispose de son propre cadre réglementaire et de ses propres pratiques culturelles dans ce domaine.
Les retards de paiement ne sont pas un mal uniquement français. Dans une étude basée sur les comportements de paiement de plus de 42 millions de sociétés dans le monde, l’éditeur Sidetrade informait le mois dernier que près de 40 % des règlements entre entreprises avaient été honorés au-delà de la date d’échéance en 2025 à l’international, avec un décalage moyen de 19 jours par rapport à celle-ci. Une tendance que l’actuel regain de tensions économiques et géopolitiques ne devrait vraisemblablement pas aider à infléchir. Un mois avant le déclenchement du conflit régional au Moyen-Orient qui a notamment provoqué une hausse marquée des prix du pétrole et du gaz, Allianz Trade prévenait en effet que son « indice de complexité de recouvrement », qui évalue le degré de difficultés rencontrées par les entreprises pour recouvrer leurs créances commerciales à l’étranger, s’établissait déjà à un niveau « élevé ». « Avec le nombre élevé de défaillances d’entreprises à l’échelle mondiale et l’aggravation de la fragmentation mondiale dans un contexte d’évolution des modèles commerciaux, de protectionnisme volatil, de tensions géopolitiques et de risques numériques croissants, le recouvrement de créances devrait devenir de plus en plus complexe, en particulier pour les exportateurs », concluait ainsi l’assureur crédit.
D’après lui, quelque 1 100 milliards de dollars de créances commerciales internationales concernent aujourd’hui des débiteurs implantés dans des pays présentant un risque «...