Alors que les fraudes internes et externes tendent à se multiplier en entreprise, certains assureurs crédit se mobilisent en proposant un accompagnement et parfois même une couverture dédiée à ce risque. Un positionnement qui certes dépasse leur vocation première de gestion du risque client, mais qui se justifie par leur connaissance du fonctionnement et des problématiques des entreprises.
Que ce soit la fraude interne ou externe, l’exposition des entreprises à ce risque se renforce de plus en plus, notamment avec le développement des nouvelles technologies et en particulier de l’intelligence artificielle, mais également des nouveaux moyens de paiement. « Les fraudes aux faux virements et plus généralement à la fausse qualité (faux fournisseur, faux client, faux président…) suite à une usurpation d’identité sont actuellement parmi les plus répandues, souligne Ilian Daian, responsable équipe fraude chez Allianz Trade en France. Nous recevons d’ailleurs de plus en plus de déclarations de sinistres de nos assurés crédit victimes d’une fraude au faux RIB ou à la fausse adresse de livraison. » Au-delà de la perte financière qui peut être conséquente, ces fraudes ont également un impact réputationnel pour les entreprises, mais aussi en termes de coûts cachés. Elles peuvent par ailleurs détériorer la confiance entre les collaborateurs, fragiliser le management et accroître le turn-over. « Les actionnaires peuvent également estimer que la fraude est due à une erreur de gestion de la part du dirigeant qui a refusé d’assurer ce risque ou qui n’a pas mis en place de bonnes pratiques pour s’en préserver, et exiger de lui qu’il rembourse la somme détournée, précise Didier Seigneur, directeur des lignes financières et crédit, cautions et risques politiques chez Howden France. Ce type de situation peut par ailleurs engager la responsabilité des dirigeants et avoir un impact direct sur la police D&O (Directors and Officers Liability Insurance), notamment si un défaut de supervision ou de contrôle interne est reproché. »