Malgré des marques d’intérêt évidentes, et un mouvement d’adoption qui paraît lancé, peu d’entreprises utilisent actuellement les stablecoins pour leurs opérations de trésorerie. Elles font encore face à divers obstacles, tant sur les transferts transfrontaliers que pour investir dans des produits tokenisés.
Sur le papier, tous les signaux sont au vert pour que les entreprises utilisent des stablecoins : l’Europe et les Etats-Unis ont chacun mis en place un cadre réglementaire clair, qui encadre mais ne freine pas le développement de ces instruments, le marché connaît une forte croissance (via, surtout, des échanges croissants dans le monde de la crypto), des jetons sont à disposition et de grandes banques internationales ont annoncé de futurs lancements de tels instruments. Pourtant, malgré des marques d’intérêt évidentes, peu d’entreprises ont franchi le pas.
Les obstacles sont de plusieurs ordres : interrogations sur la conformité dans certaines juridictions, manque de maturité des systèmes ou encore fragmentation des outils à disposition. Ils touchent aussi bien les entreprises souhaitant les utiliser que les produits commercialisés par les institutions, comme les fonds monétaires tokenisés. « Nous sommes au début d’une grande transformation, qui doit aboutir progressivement à l’instantanéité et à une transparence accrue des transactions, pointe Laurent Majchrzak, responsable des actifs numériques au sein du groupe CACEIS. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui mais nous nous y dirigerons graduellement. »
Un respect des obligations légales locales
Pour rappel, les stablecoins sont des jetons émis sur une blockchain visant la parité avec une monnaie officielle : un stablecoin d’un dollar est censé être échangeable à tout moment contre un dollar fiat (fiat pour monnaie centralisée dont la valeur est fixée par un Etat via...