Malgré la crise de 2008, le poids de la finance continue de s’accroître par rapport à celui de l’économie réelle. Facilitée par la faiblesse persistante des taux, cette évolution se traduit en parallèle par une hausse de l’endettement dans de nombreux pays. Une situation qui ne peut perdurer, prévient Patrick Artus, qu’en l’absence de choc inflationniste.
Vous recommandez dans votre dernier ouvrage de «discipliner la finance»*. Plus de dix ans après l’explosion de la crise financière, n’est-il pas paradoxal d’avoir à réitérer cet avertissement ?
Je voulais d’abord rappeler que contrairement à ce qu’il est souvent affirmé, la finance ne se résume pas aux seules banques et que probablement la prochaine crise ne viendra pas de ces dernières. On...