Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, les taux d’intérêt américains sont repartis à la hausse, entraînant dans leur sillage les taux européens. Si les économistes tablent sur une poursuite de cette tendance cette année, ils anticipent toutefois une appréciation modérée, n’affectant par ailleurs principalement que la partie longue de la courbe de taux.
Remontée éphémère pour les uns, tendance durable pour les autres. «Au sein de la communauté financière, c’est la grande interrogation du moment, observe Hervé Labbé, responsable de la commission financement-Bâle 3 au sein de l’Association française des trésoriers d’entreprise : le cycle de baisse des taux, entamé au début des années 1980 dans le monde, vient-il de prendre fin ?»