L’engouement pour le financement en direct des actifs réels se situe autant du côté de l’offre que de la demande. Les entreprises sont en effet à la recherche de sources alternatives de financement ; de même, les Etats cherchent des partenaires pour financer les infrastructures. De leur côté, les investisseurs institutionnels essaient de limiter leurs investissements dans les obligations. Par conséquent, les flux de capitaux se multiplient dans l’immobilier, les infrastructures, les fonds de dette, etc. Au point que les rendements de ces actifs diminuent. Comment sélectionner les projets dans un tel contexte ? A quelles sociétés de gestion faire appel pour mener à bien ces investissements ? Autant de thèmes abordés dans le grand débat, réunissant investisseurs institutionnels, gérants et consultants spécialisés.
- Le terme d’actifs réels est-il approprié ?
- Les investisseurs institutionnels témoignent d’un véritable engouement pour les actifs «illiquides non cotés». Comment l’expliquez-vous ?
- Cet afflux de capitaux a des conséquences négatives en termes de rendement et de capacité à déployer les fonds levés. Comment les gérer ?
- Comment trouver les bons projets dans un tel contexte ?
- Tous les institutionnels s’intéressent-ils à l’ESG ?
- Quelles structures les institutionnels privilégient-ils lorsqu’ils délèguent leur gestion ?
- Dans l’immobilier, est-ce que la situation est identique ?
Le terme d’actifs réels est-il approprié ?
Joël Prohin, directeur du pôle de gestion des portefeuilles à la Caisse des Dépôts :
Le terme d’actifs réels est surfait. Quelle est en effet la différence entre une obligation émise par une entreprise qui dispose d’usines et une obligation privée dont l’objet est de financer une...